49484241723_f01854c06a_b

Grève du 7 février : transports, énergies, éducation… les principales perturbations attendues ce mardi

Après les journées de mobilisation du 19 et du 31 janvier, les syndicats ont appelé à faire grève durant les prochaines 48h, le 7 et 8 février. Le point secteur par secteur.
Public Sénat

Par Romain Ferrier

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Transports, un réseau « fortement perturbé »

Pour ce mardi, la SNCF a fait connaître les perturbations sur son réseau. Environ un train sur deux circulera parmi les TGV INOUI et OUIGO, ainsi que pour les RER A et B. Pour rappel, seulement un train sur trois de ces lignes fonctionnait le 31 janvier. Aussi en légère baisse, les trains du RER C et des lignes H, J, K, L et N seront en moyenne d’un sur trois, et seulement d’un sur six pour le RER D.En revanche, les syndicats de la SNCF n’appellent pas à la grève samedi, quatrième journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites, mais enjoignent les cheminots « à participer aux manifestations sur tout le territoire », ont-ils annoncé lundi.A la RATP, les lignes automatiques 1 et 14 circuleront normalement, comme à leur habitude. Les métros 2, 5, 6, 7, 9, et 12 seront ralenties avec un train sur trois en moyenne, mais fonctionneront sur l’ensemble de leur ligne. Pour les métros 3, 10 et 11, ils circuleront entre une fois sur deux et une fois sur quatre, mais uniquement aux heures de pointe élargies. Seules les lignes 8 et 13 subiront une ouverture partielle et seulement aux heures de pointe, les détails étant à retrouver sur le site de la RATP. Le réseau de transports a tout de même fait savoir que certaines stations pourraient être fermées, dont les précisions devraient être connues demain. Généralement, ce sont les stations présentes sur le parcours de la manifestation qui se trouvent concernées. Pour les bus, environ 80 % d’entre eux circuleront normalement.Après un appel du syndicat de l’aviation civile USACcgt, seulement un avion sur cinq décollera de l’aéroport d’Orly, des prévisions semblables au 31 janvier dernier. Par ailleurs, la direction générale de l’Aviation civile (DGAC) « a demandé aux compagnies aériennes de réduire leur programme de vols de 20 % pour la journée du mardi 7 février sur l’aéroport de Paris-Orly ».

Dans le domaine de l’énergie

Pour les raffineries, les syndicats ont légèrement changé de stratégie. Aucun arrêt total ne devrait avoir lieu, contrairement au 31 janvier dernier, mais les expéditions vers les dépôts de carburants seront suspendues sur 2 jours (7 et 8 février). « Le seul impact sur l’outil de travail, ça va être des baisses de débit de production mais pas un arrêt », a expliqué Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité TotalEnergies Europe.Chez EDF, le secrétaire national à la Fédération nationale des Mines et de l’Energie-CGT (FNME-CGT), Fabrice Coudour, a annoncé que les employés seront en grève pour 3 jours, dès ce lundi 6 février. Cependant, entre le 7 et le 11 février, M. Dufresne espère « assister à une radicalisation du mouvement, qui va faire que la décision d’arrêt des installations va être franchie ».

Dans le secteur de l’éducation, une grève légèrement moins importante.

Ce mardi, des « lieux d’études, lycées et universités » seront bloqués, après un appel des organisations de jeunesse. Le détail du nombre d’écoles concernées devrait être déterminé dans la journée de demain. Du côté des enseignants grévistes, aucun chiffre n’a été communiqué par le Snuipp-FSU ou le Snes-FSU, respectivement les principaux syndicats du primaire et du secondaire. Cependant, les grévistes de la zone A étant en vacances d’hiver (à savoir dans les villes de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers), les enseignants devraient être moins nombreux que le 31 janvier, où 25 % d’entre eux s’étaient mobilisés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Grève du 7 février : transports, énergies, éducation… les principales perturbations attendues ce mardi
3min

Politique

Bruno Retailleau candidat à l'Elysée : « Il a été le ministre de l’immigration et de l’insécurité, maintenant il fait le beau et il parade », raille Laurent Jacobelli (RN)

Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.

Le

France Drugging Trial
3min

Politique

Condamnation de Joël Guerriau : Gérard Larcher a promis à Sandrine Josso de développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher a reçu l’élue mercredi soir pendant une heure. Le président du Sénat s’est engagé à développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs.

Le

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
9min

Politique

« Je serai le Président de l’ordre, de la justice et de la fierté française » : Bruno Retailleau se déclare candidat à la présidentielle de 2027

Le président des LR se lance dans la course pour 2027. « J’ai pris la décision d’être candidat à l’élection présidentielle » a annoncé l’ancien ministre de l’Intérieur, assurant ne pas vouloir être chef de l’Etat « par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir ». Une décision que l’ancien président du groupe LR du Sénat a « mûri » petit à petit. Mais selon ses proches, il a en réalité décidé d’y aller « il y a déjà plusieurs mois ».

Le

« Regards croisés allemand et polonais sur les grands dossiers européens »
4min

Politique

Union européenne : au Sénat, des acteurs allemands et polonais appellent à « améliorer notre capacité à se défendre sans divorcer avec les Etats-Unis »

L’année 2026 célèbre le 35e anniversaire du Triangle de Weimar, une coopération entre la France, l’Allemagne et la Pologne basée sur le renforcement du dialogue politique entre les trois pays. Pour l’occasion, la commission des affaires européennes du Sénat a invité deux représentants de think tanks allemand et polonais, ce jeudi 12 février, pour croiser leurs regards sur une actualité européenne sous tension : les offensives de Donald Trump et la montée de l’extrême-droite sur le Vieux Continent.

Le