Griveaux candidat LREM à Paris: Renson « ne peut pas croire » que les jeux soient faits
Hugues Renson, un des rivaux de Benjamin Griveaux pour la candidature LREM aux municipales à Paris, a dit vendredi ne pas pouvoir...

Griveaux candidat LREM à Paris: Renson « ne peut pas croire » que les jeux soient faits

Hugues Renson, un des rivaux de Benjamin Griveaux pour la candidature LREM aux municipales à Paris, a dit vendredi ne pas pouvoir...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Hugues Renson, un des rivaux de Benjamin Griveaux pour la candidature LREM aux municipales à Paris, a dit vendredi ne pas pouvoir croire que la commission nationale d'investiture (CNI) ait déjà tranché en faveur de l'ancien porte-parole du gouvernement avant d'avoir auditionné tous les candidats.

Avant de décider le 10 juillet, la CNI de LREM doit auditionner le 9 les six candidats, dont M. Griveaux, proche d'Emmanuel Macron et donné favori, ce qui suscite une fronde de certains candidats qui réclament depuis plusieurs semaines un report de la décision à la rentrée, pour leur laisser le temps de défendre leur projet.

Parmi eux, M. Renson, député LREM de Paris et vice-président de l'Assemblée nationale.

Interrogé vendredi sur France 2 sur des propos prêtés par Paris Match à un haut responsable de la CNI sous couvert d'anonymat, selon lequel "la messe est dite" et "ça sera Benjamin Griveaux", M. Renson a fait part d'"une forme d'incrédulité voire de stupéfaction".

"Je ne peux pas y croire, parce que cela serait grave, cela voudrait dire que nous racontons des craques aux Parisiens (...) et que nous mettons de côté la promesse de faire de la politique différemment", a-t-il déclaré.

"Ca voudrait dire au fond en réalité que nous pouvons nous épargner de toute procédure de sélection et qu'on pourrait même, si on veut pousser le trait un peu loin, s'épargner une élection municipale: désignons le maire de Paris dans un bureau comme nous désignons un préfet", a-t-il lancé.

"Le seul démenti que nous pourrons avoir à ce type d'allégation farfelue c'est précisément que les six candidats aient le temps" de débattre et de défendre leurs "visions différentes", a-t-il de nouveau plaidé: l'élection du maire de Paris "ce n'est pas une élection nationale, ce n'est pas un concours de notoriété, c'est une élection locale, avec des enjeux locaux".

Dans ces conditions, M. Renson pourrait-il ne pas se rendre devant la CNI le 9 juillet? "Le seul démenti c'est de laisser le temps du débat", s'est-il borné à répondre.

Soutiendra-t-il le candidat désigné quel qu'il soit? "Une procédure ouverte, transparente et éthique n'aurait évidemment aucune difficulté à rassembler tous les candidats", a-t-il insisté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Griveaux candidat LREM à Paris: Renson « ne peut pas croire » que les jeux soient faits
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le