Groupe PS : « Il fallait éviter à tout prix une forme d’éclatement potentiel », pour Patrick Kanner
Le nouveau sénateur socialiste du Nord a indiqué que la ligne adoptée par son groupe était une position de « compromis » et qu’il y avait un « espace » politique entre « l’opposition systématique » des communistes et La République en marche.

Groupe PS : « Il fallait éviter à tout prix une forme d’éclatement potentiel », pour Patrick Kanner

Le nouveau sénateur socialiste du Nord a indiqué que la ligne adoptée par son groupe était une position de « compromis » et qu’il y avait un « espace » politique entre « l’opposition systématique » des communistes et La République en marche.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Patrick Kanner connaît bien le fonctionnement de la famille socialiste. Invité ce jeudi de Territoires d’Infos, sa première matinale depuis qu’il a quitté le gouvernement en mai dernier, le sénateur élu dans le Nord dimanche est revenu sur la ligne adoptée par son groupe, après trois heures de débat mardi. « C’est une synthèse, dirait François Hollande. »

Dans l’opposition à la majorité sénatoriale de droite, mais pas dans la majorité gouvernementale. Ce « compromis », comme l’explique le nouveau sénateur, a un objectif « très clair » : « éviter à tout prix une forme d’éclatement potentiel » du groupe, qui compte de « nombreuses sensibilités ».

« Nous ne sommes ni En Marche, ni en marge »

Pour ce hollandais, il s’agit d’une position de « sénateurs responsables » et de « sociaux-démocrates assumés » : « cela veut dire être réformiste, mais pas n’importe comment ».

Coincé entre LREM et la gauche radicale, Patrick Kanner définit le Parti socialiste comme une alternative :

« Pourquoi voulez-vous que nous soyons à la traîne des Insoumis voire du Parti communiste dans une opposition systématique et frontale ou à la traîne d’En Marche ? Nous ne sommes ni En Marche, ni en marge. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le