Groupe REM à l’Assemblée: un « retour au soviétisme » pour Carvounas (PS)
Le député PS Luc Carvounas a qualifié lundi de "retour au soviétisme" le fonctionnement de la majorité présidentielle à l...

Groupe REM à l’Assemblée: un « retour au soviétisme » pour Carvounas (PS)

Le député PS Luc Carvounas a qualifié lundi de "retour au soviétisme" le fonctionnement de la majorité présidentielle à l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député PS Luc Carvounas a qualifié lundi de "retour au soviétisme" le fonctionnement de la majorité présidentielle à l'Assemblée, et estimé qu'Emmanuel Macron ne faisait pas "confiance" aux députés REM, en ayant recours aux ordonnances pour sa réforme du code du travail.

"J'ai bien compris qu'ils sont très disciplinés jusqu'à lever la main pour élire un président, ça, c'est retour au soviétisme, et on va nous expliquer que c'est le nouveau monde", a dit M. Carvounas sur LCP, à propos de l'élection samedi de Richard Ferrand à la tête du groupe la République en marche (REM).

L'ancien ministre de la Cohésion des territoires était le seul candidat et a été élu à main levée, moins deux abstentions, lors d'un séminaire à huis-clos.

Luc Carvounas, candidat à la direction collégiale du PS, a aussi estimé que la volonté d'Emmanuel Macron d'avoir recours aux ordonnances pour sa réforme du code du travail signifiait que le chef de l'Etat ne faisait pas "confiance" aux députés REM.

"Un texte aussi important que le code du travail doit être discuté au parlement", a-t-il dit.

"Le premier acte politique de ce président, c'est de ne pas faire confiance à sa majorité, c'est de leur dire +vous n'avez pas beaucoup d'expérience, vous allez encore attendre un petit peu pour en avoir parce que c'est pas votre affaire, c'est l'affaire de la haute administration qui va préparer le texte+", a continué le député du Val-de-Marne.

"Ce n'est pas ma conception de la vie politique française", a-t-il conclu, jugeant ce fonctionnement "très inquiétant pour la suite".

Partager cet article

Dans la même thématique

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
5min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le