Groupe REM à l’Assemblée: un « retour au soviétisme » pour Carvounas (PS)
Le député PS Luc Carvounas a qualifié lundi de "retour au soviétisme" le fonctionnement de la majorité présidentielle à l...

Groupe REM à l’Assemblée: un « retour au soviétisme » pour Carvounas (PS)

Le député PS Luc Carvounas a qualifié lundi de "retour au soviétisme" le fonctionnement de la majorité présidentielle à l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député PS Luc Carvounas a qualifié lundi de "retour au soviétisme" le fonctionnement de la majorité présidentielle à l'Assemblée, et estimé qu'Emmanuel Macron ne faisait pas "confiance" aux députés REM, en ayant recours aux ordonnances pour sa réforme du code du travail.

"J'ai bien compris qu'ils sont très disciplinés jusqu'à lever la main pour élire un président, ça, c'est retour au soviétisme, et on va nous expliquer que c'est le nouveau monde", a dit M. Carvounas sur LCP, à propos de l'élection samedi de Richard Ferrand à la tête du groupe la République en marche (REM).

L'ancien ministre de la Cohésion des territoires était le seul candidat et a été élu à main levée, moins deux abstentions, lors d'un séminaire à huis-clos.

Luc Carvounas, candidat à la direction collégiale du PS, a aussi estimé que la volonté d'Emmanuel Macron d'avoir recours aux ordonnances pour sa réforme du code du travail signifiait que le chef de l'Etat ne faisait pas "confiance" aux députés REM.

"Un texte aussi important que le code du travail doit être discuté au parlement", a-t-il dit.

"Le premier acte politique de ce président, c'est de ne pas faire confiance à sa majorité, c'est de leur dire +vous n'avez pas beaucoup d'expérience, vous allez encore attendre un petit peu pour en avoir parce que c'est pas votre affaire, c'est l'affaire de la haute administration qui va préparer le texte+", a continué le député du Val-de-Marne.

"Ce n'est pas ma conception de la vie politique française", a-t-il conclu, jugeant ce fonctionnement "très inquiétant pour la suite".

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
9min

Politique

« Elle est capable de tout, de balancer un scud » : la présence de Ségolène Royal dans la primaire PS va-t-elle rebattre les cartes pour Raphaël Glucksmann ?

Candidate à la primaire PS/Place Publique, Ségolène Royal va-t-elle bousculer le scénario où Raphaël Glucksmann serait désigné ? « Il y a deux lignes politiques différentes dans la primaire : celle de l’union de la gauche », défendue par Ségolène Royal, et celle « d’union avec le centre droit » de Raphaël Glucksmann, pointe le directeur de campagne de la candidate, Luc Carvounas. Un point commun avec Olivier Faure, qui pourrait faire sens en cas de second tour face au candidat Place Publique…

Le

Paris : Rassemblement Loi Intégrale et Lyhanna
5min

Politique

Loi intégrale : les 1,5 milliard d’euros annoncés par le gouvernement sont-ils à la hauteur des besoins revendiqués par les associations ?

Dans une tribune publiée mardi 15 septembre dans Le Monde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé près de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en 2027, auxquels s’ajouteraient 2,6 milliards d’euros pour la protection de l’enfance. Des montants que les associations jugent insuffisants pour financer l’ensemble des mesures prévues par la « loi intégrale ».

Le

Paris: Conference de presse Bruno Retailleau pouvoir d achat
4min

Politique

Budget : Bruno Retailleau demande au gouvernement le retour de la réforme des retraites

Sur franceinfo, le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau a développé un peu plus la ligne de responsabilité qu'il entend incarner en indiquant que sa famille politique allait demander le retour de la réforme des retraites dans le prochain budget. Une réforme que le gouvernement avait suspendue l'année dernière, dans le cadre d'un compromis avec les socialistes.

Le

Rachida Dati and Carlos Ghosn Face Corruption Trial in Paris
5min

Politique

Ouverture du procès pour corruption de Rachida Dati : retour sur l’affaire

Rachida Dati a-t-elle touché 900 000 euros pour soutenir les intérêts de Renault au Parlement européen ? L'ex-ministre de la Justice comparaît à partir de ce mercredi 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris dans un retentissant procès pour corruption et trafic d'influence, jugée avec l'ex-PDG de Renault-Nissan CV (RNCV), Carlos Ghosn, absent à son procès aujourd’hui, pour avoir perçu de l'argent du constructeur lorsqu'elle était eurodéputée.

Le