Guadeloupe : l’ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry en garde à vue
L'ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry, a été placée en garde à vue, mercredi matin, dans le cadre d’une enquête sur des...

Guadeloupe : l’ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry en garde à vue

L'ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry, a été placée en garde à vue, mercredi matin, dans le cadre d’une enquête sur des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry, a été placée en garde à vue, mercredi matin, dans le cadre d’une enquête sur des détournements de fonds présumés, a-t-on appris du parquet de Basse-Terre, confirmant une information de Radio Caraïbes International.

Mme Michaux-Chevry, 88 ans, qui préside la communauté d’agglomération Grand Sud Caraïbe (ex-CASBT), était entendue "depuis 8 heures du matin", dans le cadre "d’une commission rogatoire du juge d’instruction de Basse-Terre" concernant une enquête débutée en 2016 et qui avait abouti à trois mises en examen en janvier, a indiqué Samuel Finielz, procureur de la République de Basse-Terre.

L'ancienne ministre est en garde à vue aux Abymes, dans les locaux de la police judiciaire, entendue pour des faits présumés de "détournement de fonds publics, association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux de documents administratifs", a-t-on ajouté de même source.

Selon une source proche du dossier, confirmant une autre information de RCI, "des perquisitions" ont été menées dans les locaux de la communauté d’agglomération, à Basse-Terre, mardi, "tout comme d’autres opérations de police judiciaire" ces derniers temps.

Selon RCI, "une femme, chef d’entreprise proche de Lucette Michaux Chevry", aurait été placée en garde à vue, mardi.

Dans cette affaire, les investigations effectuées dans le cadre d’une enquête démarrée début 2016, sur la période 2010 –février 2017, ont mis en évidence "que certaines entreprises bénéficiaires de marchés publics" de la CASBT "finançaient les besoins personnels de certains fonctionnaires territoriaux et élus", "directement" ou au "travers des associations ou des comptes ouverts dans des commerces", précisait le parquet dans un communiqué, en février.

"Des associations facturaient des prestations fictives à la communauté d'agglomération", "payées grâce à l'intervention de certains fonctionnaires territoriaux". "Les fonds ainsi versés faisaient systématiquement l'objet de retraits en espèces", expliquait-il encore.

Le 10 février, trois hommes avaient été mis en examen pour "recel d'abus de biens sociaux, trafic d'influence passif soit par personne chargée d'un mandat électif, soit par personne chargée d'une mission de service public, escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics".

Fred Madinékouty, directeur général des services, avait été incarcéré et libéré sous contrôle judiciaire.

René-Claude Monrose, troisième adjoint de Marie-Luce Penchard (LR), fille de Mme Michaux-Chevry, à la mairie de Basse-Terre, et Georges Chasselas, DGS adjoint de la CASBT, avaient été laissés libres sous contrôle judiciaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Guadeloupe : l’ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry en garde à vue
3min

Politique

L’impatience des sinistrés des incendies de l’été « Il faut accélérer les procédures » de reconstruction

L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.

Le

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le