Emmanuel Macron chairs G7 leaders’ videoconference on economic impact of Iran war
French President Emmanuel Macron , next to Head Economic adviser Matthieu Landon and Secretary General of the French Presidency Emmanuel Moulin, chairs a video conference of G7 leaders to discuss the fallout of the war in Iran on the world economy, amid the US-Israeli war on Iran, at the Elysee Palace in Paris, on March 11, 2026. //04SIPA_1.1860/Credit:Christian Liewig -Pool/SIPA/2603111639

Guerre en Iran : Emmanuel Macron confirme le déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques

Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.
Guillaume Cros

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« Le détroit d’Ormuz est un théâtre de guerre. » Ce mercredi 11 mars, Emmanuel Macron s’est exprimé à la presse à la suite d’une visioconférence tenue avec les membres du G7 portant sur « les conséquences économiques » de la guerre en Iran, notamment sur la « situation énergétique » et les « mesures pour les atténuer ». Depuis le début des bombardements israélo-américains, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz où circulent plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux. Une explosion du prix des carburants qui suscite des inquiétudes en France et au niveau mondial.

Le chef de l’Etat a officialisé le déblocage le « plus important de l’histoire » de l’AIE pour limiter « la perte d’approvisionnement » due à la fermeture du détroit d’Ormuz. C’est donc 400 millions de barils de pétrole, soit un volume de 20 jours d’exportations dans le détroit, qui vont être libérés. « Il s’agit d’une action majeure qui vise à atténuer les effets immédiats de la perturbation des marchés. Mais pour être clair, la chose la plus importante pour un retour à des flux stables de pétrole et de gaz est la reprise du transit par le détroit d’Ormuz », a déclaré dans le même temps le directeur exécutif de l’agence de l’énergie de l’OCDE, Fatih Birol. 

Pas de levée des sanctions russes

Emmanuel Macron a également demandé à Donald Trump et aux autres dirigeants des pays concernés de « se coordonner » afin de « rétablir clairement la liberté de navigation dès que possible. » Le but étant de sécuriser le détroit d’Ormuz au plus vite pour rétablir l’acheminement d’hydrocarbures. Cependant, il estime que ce « travail prendra plusieurs jours » et confie observer de près « les répercussions sur les prix des carburants, du gaz et sur la production d’engrais pour les agriculteurs français ». 

Emmanuel Macron a prévenu par ailleurs que les capacités militaires de l’Iran n’étaient « pas réduites à zéro » par les frappes américaines et israéliennes et a renvoyé à Donald Trump la décision de « clarifier à la fois ses objectifs finaux et le tempo qu’il veut donner aux opérations ».

« Il y a déjà aujourd’hui des dommages considérables qui ont été portés aux capacités balistiques militaires de l’Iran (mais il) continue d’agresser plusieurs pays de la région et donc ses capacités ne sont pas réduites à zéro », a affirmé le chef de l’Etat français à l’issue d’une réunion des dirigeants du G7.

Contrairement à son homologue américain, le président français a clarifié sa position sur une possible levée des sanctions russes concernant les exportations de pétrole. « Le blocage du détroit d’Ormuz ne justifie en aucun cas de lever les sanctions contre la Russie », déclare Emmanuel Macron, réaffirmant un soutien infaillible à l’Ukraine en guerre depuis février 2022.

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