Comme il s’y était engagé le 24 février dernier, Emmanuel Macron s’exprimera ce mercredi depuis l’Elysée sur la guerre en Ukraine.
Au lendemain d’un débat au Parlement et après un conseil de défense ce matin, le Président de la République fera le point sur l’évolution de la situation. Il devrait évoquer les sanctions économiques contre la Russie, la question des réfugiés et l’aide humanitaire, ainsi que la situation sur le front diplomatique.
Interrogé par des journalistes à l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal n'a laissé filtré aucune information sur le contenu de l'allocution, si ce n'est que celle-ci sera entièrement dédiée à la guerre en Ukraine. « Ce que je vous confirme, c’est que le président s’adresse aux Français pour leur parler de la guerre en Ukraine et qu’il n’y aura pas de candidature ou d’expression sur la campagne présidentielle dans cette allocution, bien évidemment. »
L’un des instigateurs de la proposition de loi permettant d’élargir les autorisations le 1er mai, Hervé Marseille, président du groupe centriste du Sénat, s’est montré plutôt satisfait de la voie de compromis proposée par le gouvernement.
Lors des questions d’actualité au gouvernement, Sébastien Lecornu a justifié l’abandon temporaire de la loi élargissant le travail le 1er mai par des exceptions trop nombreuses, allant « bien au-delà » des boulangeries artisanales et des fleuristes. De quoi agacer les sénateurs de la droite et du centre, à l’origine du texte adopté en premier lecture en juillet 2025, jugeant que le gouvernement s’y est pris trop tard.
Au micro de Public Sénat, le président du groupe Les Indépendants au Sénat, Claude Malhuret a exprimé son regret de voir le gouvernement refuser de convoquer une commission mixte paritaire sur le texte permettant d’autoriser le travail le 1er mai pour certaines professions.
A la sortie des questions d’actualité au gouvernement, le patron de LR Bruno Retailleau a répondu à Laurent Wauquiez qui a qualifié « de jeu de dupes », le vote soumis aux adhérents ce week-end sur le mode de désignation du candidat à l’élection présidentielle.