Guerre médiatique entre Pierre Gattaz et Benoît Hamon
Les passes d'armes entre Benoît Hamon et Pierre Gattaz n'en finissent plus : depuis cinq jours, le candidat PS à la...

Guerre médiatique entre Pierre Gattaz et Benoît Hamon

Les passes d'armes entre Benoît Hamon et Pierre Gattaz n'en finissent plus : depuis cinq jours, le candidat PS à la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les passes d'armes entre Benoît Hamon et Pierre Gattaz n'en finissent plus : depuis cinq jours, le candidat PS à la présidentielle et le numéro un du Medef se livrent à une guerre de mots par médias interposés.

Dernier événement en date : le patron des patrons a envoyé une nouvelle lettre à Benoît Hamon pour l'interpeller sur son plan pour créer un million d'emplois en France... un plan qui reprend un des slogans de Pierre Gattaz qui lui a souvent été reproché.

Dans cette missive que l'AFP s'est procurée, le patron des patrons y répète les conditions nécessaires, selon lui, pour créer des emplois en France : "des mesures de simplification d'un environnement devenu trop compliqué", "une politique résolue de baisse de la pression fiscale pesant sur les entreprises", et "une politique suivie et cohérente de confiance et de coopération avec les chefs d'entreprises".

Il y défend en particulier le Pacte de responsabilité, critiqué par le candidat socialiste, et appelle à la baisse des dépenses publiques, à l'inverse de ce que propose M. Hamon.

Mais le duel entre les deux hommes a débuté dimanche, lorsque Pierre Gattaz a estimé dans Le Parisien que M. Hamon était "dans un scénario destructeur pour l'économie française". "Voter Mélenchon, Le Pen, Hamon, c'est ruine, désespoir et désolation, pauvreté généralisée", a-t-il affirmé.

Réponse cinglante le lendemain : "M'associer au projet de Marine Le Pen c'est bien la preuve qu'il y a quelque chose de pourri à la tête du Medef", a fustigé M. Hamon, devant la presse, y voyant une "insulte" et réclamant des excuses.

Ce qui n'a pas empêché le numéro un du Medef, lors de sa conférence de presse mensuelle mardi, d'enfoncer le clou en qualifiant M. Hamon, la candidate FN Marine Le Pen et celui de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon d'"apprentis sorciers de l'économie".

Dans une lettre, publiée dans les Echos, le candidat socialiste a alors accusé son interlocuteur de se "ridiculiser". Face aux critiques du président du Medef, fils d'Yvon Gattaz fondateur de l'entreprise Radiall, sur le revenu universel, il lui écrit :" Tout le monde n'a pas la chance d'hériter d'une entreprise".

"C'est méconnaître les bienfaits du capitalisme familial qui s'ancre dans les territoires, maintient ses usines en France (pour ma part j'en ai créé une 5e en France), tout en se développant à l'international, continue à embaucher en France et associe ses salariés à la performance de l'entreprise", lui a alors rétorqué dans un autre courrier M. Gattaz.

"Il est inadmissible que le patronat entre dans le débat de cette manière-là", a déclaré jeudi matin sur Sud Radio, M. Hamon, estimant par ailleurs que M. Gattaz défendait "très bien les chefs d'entreprises des grandes entreprises mais assez mal l'entreprise française".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le