Guyane: Cazeneuve appelle à « poursuivre le dialogue » mais sans promesses « irréalistes »
Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a appelé lundi à "poursuivre le dialogue" en Guyane, actuellement interrompu avec les meneurs du mouvement social, tout en refusant de "promettre des aides financières (...) irréalistes".

Guyane: Cazeneuve appelle à « poursuivre le dialogue » mais sans promesses « irréalistes »

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a appelé lundi à "poursuivre le dialogue" en Guyane, actuellement interrompu avec les meneurs du mouvement social, tout en refusant de "promettre des aides financières (...) irréalistes".
Public Sénat

Par AFP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a appelé lundi à "poursuivre le dialogue" en Guyane, actuellement interrompu avec les meneurs du mouvement social, tout en refusant de "promettre des aides financières (...) irréalistes".

"Il serait (...) aisé de céder à la facilité et de promettre des mesures et des aides financières d'un montant irréaliste puis d'en laisser la charge et la responsabilité à un autre gouvernement. Ce n'est pas la conception que nous avons de la responsablité dans la République", a déclaré le Premier ministre à Matignon.

Il s'exprimait à l'issue d'une réunion d'une bonne partie du gouvernement, au lendemain de l'ultimatum des responsables du mouvement, qui avaient exigé dimanche 2,5 milliards d'euros "tout de suite" pour le développement de ce territoire ultramarin.

"Je ne m'engagerai que sur ce que je sais pouvoir tenir", a-t-il déclaré, avec à ses côtés 12 membres du gouvernement, dont la ministre de l'Outre-mer Ericka Bareigts et le ministre de l'Intérieur Mathias Fekl.

"J'en appelle encore une fois à la raison et à la levée des barrages. Bloquer la Guyane, bloquer son économie, bloquer ses écoles, bloquer ses services publics, ce n'est pas ainsi que l'on peut préparer l'avenir", a poursuivi M. Cazeneuve.

"Nous avons entendu nos compatriotes guyanais", a affirmé le Premier ministre, qui a détaillé le plan de plus d'un milliard d'euros proposé par le gouvernement, dont les engagements doivent être "actés" mercredi en Conseil des ministres.

"La Guyane ne pourra pas décoller", a-t-il déclaré en référence au collectif des protestataires guyanais "Pou La Gwiyann dékolé" (Pour que la Guyane décolle), "sur la base de fausses promesses et d'engagements non tenus".

La Guyane "ne pourra pas s'épanouir sans responsabilité. J'appelle donc l'ensemble des partenaires à poursuivre le dialogue afin de bâtir ensemble l'avenir de la Guyane", a-t-il encore déclaré.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : French President Emmanuel Macron welcomes Ali Falih al Zaidi, Prime Minister of the Republic of Iraq
8min

Politique

Crise internationale : Bompard, Retailleau, Glucksmann...Toutes les réactions des chefs de partis et des candidats à la sortie de la réunion avec Emmanuel Macron

Face à une « dégradation rapide » de la situation géopolitique et des prix du carburant « devenus insupportables », Emmanuel Macron a convié les principaux candidats à la présidentielle ou leur bras droit à une réunion confidentielle à l'Elysée. Le président s’exprimera à l'issue de la réunion, lors d’une conférence de presse.

Le

France’s President Emmanuel Macron meeting with different party leaders
7min

Politique

Flambée des prix du carburant : le gouvernement souhaite répondre à l’inquiétude des Français

Alors que les prix du carburant ne cessent d’augmenter, le gouvernement promet qu'il continuera ses aides pour les actifs après le 30 septembre, sans encore dire comment ni combien. Emmanuel Macron a reçu ce matin les principaux candidats à la présidentielle ou leur bras droit lors d’une réunion confidentielle face à une « dégradation rapide » de la situation géopolitique et des prix du carburant « devenus insupportables ».

Le

France Politics
6min

Politique

Bardella, Philippe, Faure, Tondelier … Face à la crise internationale, Emmanuel Macron réunit les candidats à la présidentielle et les chefs de partis à l'Élysée

Confronté à une « dégradation rapide » de la situation géopolitique et à une flambée des prix du carburant jugés « insupportables », le chef de l'État a convoqué ce vendredi 18 septembre les chefs de partis et candidats à la présidentielle pour une réunion consacrée à la sécurité et à l'énergie.

Le