Guyane: Cazeneuve salue l’accord de fin de conflit
Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a salué samedi la signature d'un accord de fin de conflit en Guyane, qui prévoit notamment ...

Guyane: Cazeneuve salue l’accord de fin de conflit

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a salué samedi la signature d'un accord de fin de conflit en Guyane, qui prévoit notamment ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a salué samedi la signature d'un accord de fin de conflit en Guyane, qui prévoit notamment "la levée sans délai de tous les barrages".

Signé dans la nuit par l'État, les élus et le collectif qui pilotait la mobilisation dans ce territoire d'Outre-mer situé en Amérique du sud, "cet accord, qui consacre une discussion soutenue et fructueuse, entérine le plan d'urgence pour la Guyane proposé par le gouvernement et acte de nouvelles avancées (...) à court comme à moyen terme", déclare le chef du gouvernement dans un communiqué publié par Matignon.

"Cet accord prévoit la levée sans délai de tous les barrages", ajoute M. Cazeneuve, qui appelle "l'ensemble de nos compatriotes guyanaises et guyanais à se rendre aux urnes pour participer au premier tour de l'élection présidentielle".

Le mouvement social qui a paralysé la Guyane pendant plus d'un mois a coûté "jusqu'à 500.000 euros par jour à Arianespace" et à ses partenaires, a déclaré samedi Stéphane Israël, PDG de l'opérateur de lancement satellitaire.

"Il faut le dire prudemment, mais on peut dire que cela a pu coûter jusqu'à 500.000 euros par jour à Arianespace et à l'ensemble des partenaires de la base", a avancé le patron d'Arianespace, lors d'un entretien sur France Inter, précisant que cette estimation devait être affinée.

Réaffirmant son objectif de 12 lancements cette année, Stéphane Israël a garanti que le surcoût serait "limité" en raison d'engagements établis sur ce volume d'activité.

Il s'est par ailleurs déclaré confiant sur la prochaine levée du barrage autour du site de lancement de Kourou, qui demeurait bloqué samedi. "Tous ont signé, donc les choses vont rentrer dans l'ordre ce week-end", a-t-il assuré.

Toutefois il "est très important" pour Arianespace et ses clients, "de reprendre dès lundi et de faire ces 12 lancements", a-t-il ajouté. Il a garanti que le retard pris dans les lancements serait rattrapé, car aucun n'avait été prévu en mai et juin.

"C'est une chance dans ce contexte, nous allons pouvoir replanifier les trois lancements qui ont été décalés puis faire le suivant à la date qui était prévue", a-t-il détaillé.

Les électeurs de la Guyane ont commencé samedi à voter à 13H00 heure de Paris (8H00 locales).

Partager cet article

Dans la même thématique

Guyane: Cazeneuve salue l’accord de fin de conflit
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le