Hamon « a fabriqué Le Pen au deuxième tour », pour Corbière
Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé mercredi "une campagne" de Benoît Hamon qui a "insinué" des choses...

Hamon « a fabriqué Le Pen au deuxième tour », pour Corbière

Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé mercredi "une campagne" de Benoît Hamon qui a "insinué" des choses...
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Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé mercredi "une campagne" de Benoît Hamon qui a "insinué" des choses "indignes" contre le candidat de La France insoumise à la fin de la campagne, et estimé que le candidat PS avait "fabriqué Marine Le Pen au deuxième tour".

"A quoi a servi (...) le fait qu'il utilise ses dernières journées, notamment son meeting à la République, pour nous insulter et dire que nous avions un problème avec la démocratie ? Lui il l'a fabriquée, Marine Le Pen au deuxième tour", a déclaré le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon sur LCI.

Aux vues des résultats serrés entre Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, "sans doute, peut-être, 600.000 voix, peut-être des gens qui hésitaient auraient pu venir vers nous plutôt que de perdre leur temps à voter pour le candidat du Parti socialiste", a-t-il déclaré.

"Le Parti socialiste lui n'a servi à rien si ce n'est à nuire à cette campagne", a-t-il affirmé.

Interrogé sur l'avertissement de François Hollande sur la gravité du score au premier tour du FN, Alexis Corbière a estimé que le président avait "joué un rôle détestable".

"La seule fois où il est sorti de sa boîte en dix jours, c'est pour dire qu'il y avait un danger d'un second tour Le Pen-Mélenchon. Qu'est-ce qu'il a fait, si ce n'est peut-être démoraliser des gens qui voulaient voter pour nous, et aider Mme Le Pen à être au second tour ?", a-t-il demandé.

"Fondamentalement qu'est-ce qu'il voulait Hollande ? M. Macron, qui est son héritier. Et il voulait dire, la seule façon de permettre que M. Macron soit élu, c'est qu'il soit face à Mme Le Pen et surtout pas Mélenchon", a-t-il estimé, critiquant "les fabricants de vote FN qui viennent vous dire après +au secours l'extrême droite+".

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