Hamon à Macron: « pas acceptable » de légiférer par ordonnances sur le travail
Le candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon, a jugé lundi qu'il n'était "pas acceptable" que la "leçon" de la loi El Khomri...

Hamon à Macron: « pas acceptable » de légiférer par ordonnances sur le travail

Le candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon, a jugé lundi qu'il n'était "pas acceptable" que la "leçon" de la loi El Khomri...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon, a jugé lundi qu'il n'était "pas acceptable" que la "leçon" de la loi El Khomri soit de réformer par ordonnances le Code du Travail, comme le proposent Emmanuel Macron et François Fillon.

"Il n'est pas acceptable que la leçon que l'on puisse tirer de l'épisode de la loi El Khomri, ça soit de légiférer par ordonnances", a déclaré M. Hamon au cours d'une conférence de presse à son QG, au lendemain de l'annonce par Emmanuel Macron de son souhait de réformer - comme M. Fillon le proposait déjà - le Code du Travail par ordonnances.

"Cela en dit long fondamentalement sur la façon dont l'un comme l'autre, notamment M. Macron, veulent remettre en cause le Code du Travail et les principes qui jusqu'ici protégeaient les salariés", a déploré le socialiste.

"C'est la démonstration que M. Macron n'a rien compris aux aspirations démocratiques profondes de ce pays", a-t-il insisté, en prédisant qu'il se repasserait le cas échéant "inévitablement" la même chose qu'avec la loi El Khomri, qui a donné lieu à des mois de contestation syndicale et populaire.

M. Macron a indiqué dimanche dans le JDD qu'il souhaitait réformer par ordonnances le Code du Travail, "pour procéder de manière rapide et efficace", souhaitant d'une part "donner plus de place à l'accord majoritaire d'entreprise ou de branche", d'autre part "encadrer les décisions des prud'hommes".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le