Le socialiste Benoît Hamon s'en est pris lundi soir à la candidate FN Marine Le Pen en l'accusant d'être "droguée aux faits divers", signant les premières escarmouches lors du débat présidentiel sur TF1 et LCI.
A la présidente du Front national qui venait d'évoquer une "explosion de l'insécurité, de la violence, des cambriolages", conséquence, selon elle, d'années de "laxisme", et qui s'était notamment dite favorable à "la suppression des aides sociales aux parents de mineurs récidivistes quand les parents ont fait preuve de carence éducative", M. Hamon a vertement répliqué.
"Je me disais: que vous soyez une droguée aux pages faits divers c'est une chose, mais vous êtes candidate à la présidence de la République. Et je trouve que ce n'est pas très sérieux", a-t-il lancé.
Il a aussitôt été interrompu par Mme Le Pen qui lui a rétorqué: "ça vous oblige à ouvrir les yeux M. Hamon".
La candidate d'extrême droite Marine Le Pen, avant le débat, le 20 mars 2017 à Aubervilliers
POOL/AFP
Alors que les débats avaient débuté de façon policée, M. Hamon avait aussi qualifié peu avant de "nauséabonds" des propos de Mme Le Pen.
Les candidats avaient été invités à réagir à la proposition du candidat de la droite François Fillon d'abaisser la majorité pénale à 16 ans, une mesure dénoncée par MM. Hamon, Macron et le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Mme Le Pen a dit se souvenir que M. Fillon "avait déjà proposé cela en 2006", se demandant pourquoi il ne l'avait pas mise en oeuvre lorsqu'il était Premier ministre.
Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.
Après la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate, le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, « souhaite que le PS se mobilise à tous les niveaux » pour le candidat « presque adoubé ». Mais « c’est une première étape, il faut transformer l’essai ».
Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.
Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».