Benoît Hamon, finaliste de la primaire socialiste élargie face à Manuel Valls, a assuré lundi que son projet n'avait "rien d'utopiste", affirmant de pas vouloir laisser à ses filles "un monde invivable" dans "l'organisation du travail" et "comme cadre de vie".
"Le projet que j'assume est un projet de long terme, ce qui me vaut d'être qualifié d'utopiste, il n'y a rien d'utopiste à ça", a-t-il déclaré sur France Inter, au lendemain de sa nette avance au premier tour de la primaire sur Manuel Valls.
"Il serait même tout à fait déraisonnable de ne pas voir qu'il y a aujourd'hui urgence à changer de mode de production et de mode de consommation", a-t-il ajouté.
Programme de Benoît Hamon
AFP
"Si l'obstacle, c'est le niveau de la dette, pardon, mais le niveau de la dette ce sont des marchés, ce sont des banquiers, on peut négocier avec eux. La planète, on ne négociera pas", a-t-il plaidé. "Retarder les moments d'investir en Europe, en France, avec les pays émergents, la conversion de nos modèles de développement, retarder cela, c'est prendre des risques qui sont des risques considérables".
"Quel est le moteur de ma candidature ? Je vais vous dire, ce sont mes filles", a confié le candidat. "Je considère que j'ai la chance de pouvoir peser dans le débat politique pour faire en sorte que je ne leur laisse pas (...) un monde invivable. (...) Un monde invivable dans l’entreprise, dans le travail, dans l’organisation du travail, comme ce que nous allons leur laisser comme cadre de vie".
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.