Benoît Hamon, finaliste de la primaire socialiste élargie face à Manuel Valls, a assuré lundi que son projet n'avait "rien d'utopiste", affirmant de pas vouloir laisser à ses filles "un monde invivable" dans "l'organisation du travail" et "comme cadre de vie".
"Le projet que j'assume est un projet de long terme, ce qui me vaut d'être qualifié d'utopiste, il n'y a rien d'utopiste à ça", a-t-il déclaré sur France Inter, au lendemain de sa nette avance au premier tour de la primaire sur Manuel Valls.
"Il serait même tout à fait déraisonnable de ne pas voir qu'il y a aujourd'hui urgence à changer de mode de production et de mode de consommation", a-t-il ajouté.
Programme de Benoît Hamon
AFP
"Si l'obstacle, c'est le niveau de la dette, pardon, mais le niveau de la dette ce sont des marchés, ce sont des banquiers, on peut négocier avec eux. La planète, on ne négociera pas", a-t-il plaidé. "Retarder les moments d'investir en Europe, en France, avec les pays émergents, la conversion de nos modèles de développement, retarder cela, c'est prendre des risques qui sont des risques considérables".
"Quel est le moteur de ma candidature ? Je vais vous dire, ce sont mes filles", a confié le candidat. "Je considère que j'ai la chance de pouvoir peser dans le débat politique pour faire en sorte que je ne leur laisse pas (...) un monde invivable. (...) Un monde invivable dans l’entreprise, dans le travail, dans l’organisation du travail, comme ce que nous allons leur laisser comme cadre de vie".
En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.
Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.
La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.
Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.