Hamon: « Bienvenue » aux socialistes qui se sont « trompés » chez Macron
Le candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon, a laissé ouverte la porte aux socialistes qui se seraient "trompés" en...

Hamon: « Bienvenue » aux socialistes qui se sont « trompés » chez Macron

Le candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon, a laissé ouverte la porte aux socialistes qui se seraient "trompés" en...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon, a laissé ouverte la porte aux socialistes qui se seraient "trompés" en soutenant Emmanuel Macron, en disant "bienvenue" à leur retour, jeudi soir lors d'un meeting près de Montpellier.

"Peut-être se sont-ils trompés? S'ils se sont trompés, bienvenue, votre famille est ici. La grande famille de la gauche est toujours ici et vous avez le droit de dire que vous vous êtes trompés parce que ça dit beaucoup de la confusion de cet homme-là", a-t-il lancé en visant M. Macron, longuement pris pour cible avec Marine Le Pen et François Fillon.

Devant plus de 2.500 partisans, le vainqueur de la primaire socialiste a attaqué la "confusion" de M. Macron, qui a jugé cette semaine que la France n'avait besoin ni de la gauche de 1981 (...) ni de la droite de 1934".

"Une confusion qui va jusqu'à ne plus savoir aujourd'hui faire la différence entre Mauroy et Maurras", a lancé M. Hamon.

Après le soutien apporté à M. Macron par Manuel Valls, sifflé à de nombreuses reprises par le public jeudi soir, plusieurs des proches de M. Hamon avaient réclamé des sanctions voire des exclusions du PS.

Benoît Hamon, tombé de la quatrième à la cinquième place dans les sondages, derrière Jean-Luc Mélenchon, a placé jeudi son projet sous quatre grands principes: "justice, tempérance, bienveillance et concorde".

Exceptions à cette règle: de nombreuses attaques contre François Fillon et Marine Le Pen, qui "salissent l'image de la France, présentée en une de tous les grands journaux internationaux comme le pays de la corruption".

"Vous vous demandez si je suis venu faire la lecture du Code pénal?", a ironisé le candidat PS en lisant les nombreux chefs d'accusation dans l'enquête sur François Fillon.

"François Fillon dit +mon exemple, c'est l'Allemagne+. Mais en Allemagne, M. Fillon, vous ne seriez plus candidat avec un tel CV !", a-t-il lancé.

Quant à la candidate frontiste, déjà longuement attaquée mercredi à Lille, le député PS a moqué son slogan "La France apaisée".

"Imagine-t-on Robert Ménard apaisé?", a lancé M. Hamon dont la visite dans l'Hérault était passée dans l'après-midi par la ville du maire proche du FN, Béziers.

"Que croyez-vous qu'elle (Marine Le Pen, ndr) fera du pouvoir?", a-t-il lancé. "Le peuple français est-il sûr que l'extrême droite rendra le pouvoir par les urnes?"

Partager cet article

Dans la même thématique

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
4min

Politique

[Info Public Sénat]. Gérard Larcher saisit le président du comité de déontologie après la plainte visant le sénateur LR Thierry Meignen, pour menaces de mort

Le président du Sénat, Gérard Larcher vient de saisir le président du comité de déontologie de la chambre haute sur le cas du sénateur LR, Thierry Meignen. Une saisine qui fait suite aux interpellations des groupes de gauche du Sénat sur les propos tenus par l’élu à l’encontre de Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil aux éditions Stock. La journaliste a déposé plainte mardi contre l'ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis pour menaces de mort.

Le

Hamon: « Bienvenue » aux socialistes qui se sont « trompés » chez Macron
5min

Politique

Départ de David Lisnard des Républicains : « La droite est rattrapée par le syndrome d’autodestruction », déplore Agnès Evren

Quatre jours après le second tour des élections municipales, la droite se projette vers la présidentielle 2027. Les adhérents des Républicains seront appelés à choisir en avril pour le mode de désignation de leur candidat à ce scrutin. Un vote qualifié de « truqué » par le maire de Cannes David Lisnard, qui a claqué la porte du parti. « Je le regrette profondément, parce qu'il fait partie des talents de notre famille politique », réagit ce jeudi 26 mars Agnès Evren, sénatrice LR de Paris, au micro de Public Sénat.

Le