Hamon critique « un gouvernement pauvrophobe », avant le « plan pauvreté »
Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a fustigé dimanche "un gouvernement pauvrophobe", alors qu'Emmanuel Macron doit...

Hamon critique « un gouvernement pauvrophobe », avant le « plan pauvreté »

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a fustigé dimanche "un gouvernement pauvrophobe", alors qu'Emmanuel Macron doit...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a fustigé dimanche "un gouvernement pauvrophobe", alors qu'Emmanuel Macron doit présenter jeudi un "plan pauvreté".

L'ancien candidat à la présidentielle s'est montré dubitatif avant ces annonces, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI : "j'écoute les associations qui s'occupent, elles, tous les jours des pauvres, et pas un jour sur 365 comme M. Macron quand il fait un +plan pauvreté+, voire un jour sur le quinquennat".

"Elles disent qu'il y a une montée de la pauvreté : des travailleurs, des retraités, des jeunes de plus en plus nombreux à être pauvres", a rapporté l'ancien ministre et ex-député PS.

Emmanuel Macron présentera jeudi le "plan pauvreté", principal chantier social de son début de quinquennat, qui doit réformer les aides sociales.

Benoît Hamon a critiqué de nouveau "une forme de racisme social" du président de la République, quand il s'exprime "avec autant de mépris à l'égard de ceux qui n'ont qu'une petite pension, un petit salaire pour pouvoir vivre".

En particulier, est-il "normal qu'aujourd'hui un retraité qui a travaillé toute sa vie soit celui à qui on demande des sacrifices, quand on exonère des sacrifices les plus riches?", a-t-il demandé, après l'annonce fin août par Edouard Philippe d'une désindexation des pensions de retraite. Cela n'est pas "décent" ou "juste", selon le leader de Générations.

"Nous voulons bien accepter des sacrifices quand on en comprend le sens, mais là quel est le sens ? Est-ce pour préparer la transition écologique, consolider notre système de solidarité ?", a ajouté M. Hamon.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hamon critique « un gouvernement pauvrophobe », avant le « plan pauvreté »
5min

Politique

Choose France 2026 : « Choisir la France », un pari gagnant pour les investisseurs étrangers selon Roland Lescure, ministre de l’Économie

Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement économique mondial et l’approche de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron, l’édition 2026 du sommet Choose France bat tous les records. Avec 93 milliards d’euros de nouveaux investissements annoncés, le gouvernement voit dans cette neuvième édition la confirmation de l’attractivité retrouvée du territoire français. Au micro de Public Sénat, le ministre de l’économie Roland Lescure a défendu le bilan d’une politique menée depuis près d’une décennie pour faire de la France une terre d’accueil privilégiée des capitaux étrangers.

Le

Hamon critique « un gouvernement pauvrophobe », avant le « plan pauvreté »
3min

Politique

Loi de programmation militaire : la droite sénatoriale a voulu « acter un désaccord profond avec le gouvernement », justifie Cédric Perrin

Au lendemain d’une séance rocambolesque, où la droite sénatoriale a échoué à faire porter l’effort supplémentaire à 50 milliards d’euros dans la loi de programmation militaire, pour finalement s’opposer aussi à la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans le texte initial, le président de la commission de la défense, Cédric Perrin a justifié la position de son groupe devant la presse.

Le

Hamon critique « un gouvernement pauvrophobe », avant le « plan pauvreté »
3min

Politique

Déjeuner d’Annie Genevard en présence de Xenia Fedorova : « Symptomatique de la porosité entre une partie de la droite et l’extrême droite », tacle Laurence Rossignol

Suite aux révélations de la présence de la ministre de l’Agriculture à un déjeuner récent de l’Institut de l’Espérance, cercle de réflexion lancé par le milliardaire ultraconservateur, Vincent Bolloré, où figurait parmi les invités, Xenia Fedorova, propagandiste du Kremlin, la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol a demandé des explications au gouvernement.

Le