Hamon demande « un peu de sobriété » à Valls et ses troupes
Benoît Hamon, finaliste de la primaire élargie du PS, a appelé mardi son adversaire Manuel Valls et ses soutiens à "un peu de...

Hamon demande « un peu de sobriété » à Valls et ses troupes

Benoît Hamon, finaliste de la primaire élargie du PS, a appelé mardi son adversaire Manuel Valls et ses soutiens à "un peu de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Benoît Hamon, finaliste de la primaire élargie du PS, a appelé mardi son adversaire Manuel Valls et ses soutiens à "un peu de sobriété" après leurs attaques sur ses propositions phare, "encore plus dures" que vis-à-vis de la droite.

"Je demande à Manuel Valls et ses amis un peu de sobriété", a soutenu le candidat sur RFI au second tour de la primaire, qui craint qu'il n'y ait à son encontre "des mots encore plus durs que ceux qu'on utilise vis-à-vis de la droite".

La veille, Manuel Valls n'a pas été avare de critiques à l'encontre de Benoît Hamon, qu'il a décrit comme "le chantre de la fin du travail", dont le projet découlera sur "la ruine de notre budget".

Constatant "la difficulté qu'ont beaucoup de responsables politiques à se projeter au-delà des cent premiers jours", Benoît Hamon a, lui, vanté son projet, qu'il pense sur "le moyen et (le) long terme".

Ainsi, il a estimé que Manuel Valls faisait preuve de "paresse intellectuelle" en critiquant sa proposition de "revenu universel d'existence".

Il a notamment accusé son rival de ne pas prendre "en compte l'impact de la révolution numérique sur le monde du travail", qu'il estime être "un des points aveugles" de son discours.

"Il y a des résistances puissantes à la transformation de notre société (...) et je n'ai pas l'intention de mettre mon projet dans la poche", a-t-il insisté.

Ironisant sur "le théoricien des gauches irréconciliables" qui veut "rassembler la gauche", M. Hamon a affirmé que, quelle que soit l'issue du second tour, il ne "dénigrera" pas Manuel Valls. "Je respecte l'homme qu'il est, j'ai des désaccords avec lui, je ne suis pas d'accord avec le projet politique qu'il propose, je le considère être figé dans un temps qui est dépassé", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le