Hamon dévoile son projet pour les handicapés
Benoît Hamon a présenté vendredi ses mesures pour le handicap, en promettant une meilleure accessibilité ou l'accompagnement des...

Hamon dévoile son projet pour les handicapés

Benoît Hamon a présenté vendredi ses mesures pour le handicap, en promettant une meilleure accessibilité ou l'accompagnement des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Benoît Hamon a présenté vendredi ses mesures pour le handicap, en promettant une meilleure accessibilité ou l'accompagnement des autistes d'ici à la fin du prochain quinquennat.

Après avoir visité une entreprise employant une dizaine d'adultes autistes à Bleury-Saint-Symphorien (Eure-et-Loir), le candidat socialiste à la présidentielle a appelé à construire "une société bienveillante à l'égard des personnes en situation de handicap", un de ses slogans de campagne.

Sur une "question majeure de notre société", il a plaidé pour des solutions "ajustées et individualisées", notamment pour les personnes souffrant de troubles autistiques.

"Election après élection, cette question est oubliée. Il y a un refus de voir et d'affronter la réalité du handicap", a estimé le député PS et ancien ministre, disant souscrire "pleinement" à l'appel à la solidarité formulé jeudi par Nicolas Hulot.

"Je ne serai pas de ceux qui relativisent la place du handicap et qui l'instrumentalisent. Il n'y a rien de pire que de regarder le handicap avec mépris et condescendance", a-t-il ajouté dans une référence à François Fillon, qui s'était défendu d'être autiste en refusant de renoncer à sa candidature face aux soupçons d'emploi fictifs de sa femme notamment.

Pour "donner le contrôle" de leur vie aux handicapés et "les clés de l'autonomie", M. Hamon propose de créer "un ministère à part" et de "mettre fin au cloisonnement du politique au handicap afin que les personnes concernées puissent vivre pleinement leur citoyenneté".

Le vainqueur de la primaire PS élargie souhaite aussi que tout projet de loi puisse "s'interroger sur la place des personnes handicapées et leur accès aux droits".

Il défend aussi un "corps d'inspection" pour "prévenir la discrimination".

Ainsi, cet ancien ministre de l'Education s'engage à rendre plus inclusive l'école et limiter le nombre d'élèves par classe, notamment lorsqu'elles accueillent des enfants autistes, à améliorer l'accessibilité des personnes handicapées à l'enseignement supérieur, en misant surtout sur le numérique.

Il promet d'augmenter de 10% l'allocation adultes handicapés (AAH) pour les prévenir de la précarité.

M. Hamon plaide aussi pour "une meilleure prise en charge" de l'autisme, via un quatrième plan autisme d'un budget de 180 millions d'euros sur 2017-2021, en créant davantage de places dans le médico-social, ou en soutenant les territoires d'outremer.

Le candidat socialiste, soulignant au passage les progrès sur ces questions dans le quinquennat Hollande, veut globalement améliorer l'accès à l'emploi, au logement, au sport, à l'audiovisuel et aux télécommunications pour limiter l'hémorragie de familles poussées à l'expatriation pour défaut de prise en charge.

Il souhaite également renforcer l'accès et le maintien à l'emploi des accompagnants, en leur accordant de "nouveaux droits" (formation, suivi psychologique, structures de répit, etc).

Partager cet article

Dans la même thématique

Hamon dévoile son projet pour les handicapés
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le