Hamon fustige la « vingtaine de dirigeants socialistes » qui ne le soutient pas assez
Benoît Hamon (PS) s'en est pris mercredi à la "vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang" qui n'appuient pas...

Hamon fustige la « vingtaine de dirigeants socialistes » qui ne le soutient pas assez

Benoît Hamon (PS) s'en est pris mercredi à la "vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang" qui n'appuient pas...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Benoît Hamon (PS) s'en est pris mercredi à la "vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang" qui n'appuient pas assez sa candidature à la présidentielle, dans un entretien publié par Les Echos.

Evoquant le leader des sociaux-démocrates allemands Martin Schulz, M. Hamon a déclaré: "je note qu'il m'a encore apporté son soutien ce week-end et qu'il en fait plus pour ma candidature qu'une vingtaine de dirigeants socialistes ou ministres français de premier rang".

M. Hamon a subi ces dernières semaines de nombreuses défections, à commencer par celles de l'ancien Premier ministre Manuel Valls, qu'il a battu lors de la primaire PS, et du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui ont apporté leur soutien à l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron.

"Avec François Hollande, mon désaccord date de 2014: je considère à ce moment-là que le déséquilibre sur la politique de l'offre va être dommageable et que la courbe du chômage ne va pas s'inverser... Je ne pense pas m'être complètement trompé", a également déclaré M. Hamon, qui a quitté le gouvernement cette année-là.

Pour M. Hamon, une victoire de Marine Le Pen, improbable en mai, est en revanche possible en 2022 "si on continue à mettre en œuvre des politiques libérales".

Benoît Hamon, ici le 11 avril 2017 à Villeurbanne, veut se démarquer de Mélenchon sur sa vision de l'Europe
Benoît Hamon, ici le 11 avril 2017 à Villeurbanne, veut se démarquer de Mélenchon sur sa vision de l'Europe
AFP/Archives

"Je ne vois pas en quoi le programme d'Emmanuel Macron aurait des résultats différents. Il ne propose pas une mesure sociale dans ses cent premiers jours. Rien, le néant absolu!", dénonce le candidat du PS, en cinquième position dans les intentions de vote, distancé par le leader d'En Marche! et le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

"J'assume un désaccord profond avec Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne", a réaffirmé M. Hamon. "Je ne crois pas à son plan A, parce qu'il place beaucoup trop haut le niveau de ses exigences de renégociations des traités pour que celui-ci soit réaliste. Donc en réalité il n'y a chez lui que le plan B, à savoir la sortie de l'Union européenne. Et moi, je ne souhaite pas une telle issue".

"Certains de mes concurrents racontent de jolies histoires. Moi, on ne peut pas me reprocher de ne pas avoir mis sur la table des propositions nouvelles, sur la raréfaction du travail ou la manière de repenser le financement de notre protection sociale. L'idée du revenu universel s'est installée, même si tout le monde ne l'a pas comprise", a également déclaré M. Hamon.

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Hamon fustige la « vingtaine de dirigeants socialistes » qui ne le soutient pas assez
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Hamon fustige la « vingtaine de dirigeants socialistes » qui ne le soutient pas assez
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le