Hamon: « ma priorité ne consiste pas à parler aux appareils »
Benoît Hamon, candidat PS à la présidentielle, a affirmé dimanche que sa "priorité ne consiste pas à parler aux appareils"...

Hamon: « ma priorité ne consiste pas à parler aux appareils »

Benoît Hamon, candidat PS à la présidentielle, a affirmé dimanche que sa "priorité ne consiste pas à parler aux appareils"...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Benoît Hamon, candidat PS à la présidentielle, a affirmé dimanche que sa "priorité ne consiste pas à parler aux appareils" politiques mais à tous les électeurs, épinglant les "conditions fortes" posées par Jean-Luc Mélenchon en préalable d'un rassemblement.

"Ma priorité ne consiste pas à parler aux appareils (...) mais aux électeurs de gauche et à tous les Français", a déclaré M. Hamon lors du Grand Jury RTL/LCI.

Le député des Yvelines souhaite s'adresser "au-delà même des formations politiques, aux grands réseaux qui sont ceux de la lutte contre la pauvreté, contre l'exclusion, dans le domaine de l'écologie, de l'éducation, pour leur dire qu'il n'est pas possible que la gauche soit absente du deuxième tour de l'élection présidentielle".

"Nous ne pouvons pas nous permettre d'assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l'extrême droite", a-t-il insisté.

"C'est la raison pour laquelle je serai tenace, têtu. Je respecte les égos, j'en ai moi-même un. Mais si la dynamique se confirme, vous verrez, elle parviendra à vaincre bien des réticences", a-t-il prédit.

MM. Hamon et Mélenchon ont ouvert en fin de semaine des discussions pour aboutir à un rassemblement qui paraît extrêmement hypothétique au vu des positions de l'un et l'autre.

"Il a posé des conditions fortes", a souligné M. Hamon à propos du leader de La France insoumise, qui demande notamment à ne nouer aucun accord avec Emmanuel Macron et à ne pas investir pour les législatives les ministres du quinquennat.

"Si l'on fait du covoiturage et que l'on décide que l'on conduit, la couleur des sièges et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement", a-t-il ajouté.

Dans le même temps, M. Mélenchon a jugé tout cela "consternant".

M. Hamon a "fait toute une campagne sur le thème +moi je parlerai à tout le monde, j'appellerai Jean-Luc Mélenchon le lendemain+" de la primaire. "Cela fait trois semaines, ça va ! C'est moi qui ai dû dire qu'il fallait arrêter la comédie", a affirmé M. Mélenchon.

"J'apprends que j'aurais fermé la porte, mais c'est quand même moi qui ai fait le pas. Je trouve ça dommage mais je ne vais pas passer ma vie dessus. Je ne suis pas un amoureux éconduit", a-t-il poursuivi juste avant de présenter le cadrage économique de son programme.

"Je ne suis pas en train de faire le congrès du PS. Mon problème, ce n'est pas la synthèse foireuse à deux heures du matin, avec des points et des virgules", s'est emporté M. Mélenchon.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
5min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le