Hamon met en place un « conseil parlementaire » pour préparer « les premiers textes de loi »
Le candidat socialiste à la présidentielle s’est rendu devant les groupes politiques à l’Assemblée et au Sénat. Il est prêt à accueillir « tout ceux qui voudront » travailler avec lui, « je ne trie pas » assure Benoît Hamon.

Hamon met en place un « conseil parlementaire » pour préparer « les premiers textes de loi »

Le candidat socialiste à la présidentielle s’est rendu devant les groupes politiques à l’Assemblée et au Sénat. Il est prêt à accueillir « tout ceux qui voudront » travailler avec lui, « je ne trie pas » assure Benoît Hamon.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Avancer. Après son discours d’investiture dimanche à la Mutualité (voir notre article), Benoît Hamon organise sa campagne. Il va dévoiler dans les jours qui viennent son nouvel organigramme – exercice délicat – dont les membres se retrouveront dans son nouveau QG du Xe arrondissement de Paris.

Aux groupes socialistes de l’Assemblée nationale et du Sénat, il a proposé mardi matin de mettre en place un « conseil parlementaire ». Il s’agit pour lui de s’appuyer sur l’expertise des députés et sénateurs. Les deux présidents de groupes, Olivier Faure et Didier Guillaume, qui était le directeur de campagne de Manuel Valls, présideront ce conseil.

« On a rassemblé à une époque de Michel Rocard aux communistes de Georges Marchais »

« On a des parlementaires qui sont à la fois des politiques et des techniciens. Je leur propose de constituer un conseil parlementaire qui se réunira toutes les semaines, qui aura pour double objectif de faire remonter la réalité du terrain, la perception de la campagne, ce qu’il faut parfois corriger (…) et profiter de l’expertise qui est la leur dans des domaines où il me revient maintenant de dire comment un projet politique se transforme en programme et en action gouvernementale. Et je veux leur parler des premiers textes de loi sur lesquels je souhaite que nous soyons prêts avant mai pour pouvoir gouverner et exercer le pouvoir dans les meilleures conditions qui soit dans le deuxième  semestre 2017 » a expliqué Benoît Hamon à Public Sénat avant la réunion de groupe (voir la première vidéo, images : Samia Dechir).

A quels sénateurs pense-t-il ? « Tout ceux qui voudront, je ne trie pas » lance le candidat. Pour Benoît, il s’agit d’ouvrir « les portes du bateau », comme le dit un proche. Mais pourra-t-il rassembler des communistes aux vallsistes ? « On a rassemblé à une époque de Michel Rocard aux communistes de Georges Marchais, à Jean-Pierre Chevènement au PS. On a fait des rassemblements sur les questions de valeur ou d’un agenda des réformes qui réunissaient toute la gauche » rappelle Benoît Hamon. « Sans rassemblement, il n’y a pas le Front populaire, il n’y a pas le programme commun, il n’y a pas la gauche plurielle. Pourtant les familles étaient différentes, chahuteuses, avec des controverses extrêmement fortes » Aux yeux de Benoît Hamon, les différences d’aujourd’hui ne sont pas plus insurmontables que celles d’hier.

Hamon : « On a rassemblé à une époque de Michel Rocard aux communistes de Georges Marchais »
03:03

Partager cet article

Dans la même thématique

« On est déjà dans le vide, sans parachute » : la grande inquiétude de la majorité sénatoriale sur le budget 2027
7min

Politique

« On est déjà dans le vide, sans parachute » : la grande inquiétude de la majorité sénatoriale sur le budget 2027

Les groupes engagés dans l’ancien socle commun attendent que le gouvernement sorte du bois, s’agissant des pistes pour les prochains textes budgétaires. Cette année, ils n’ont pas adressé de propositions précises au gouvernement mais des grandes orientations, laissant à Matignon le point de départ des discussions. Alors que l’équation budgétaire se complique avec le ralentissement de la croissance, les rapporteurs généraux craignent le pire dans les prochains mois.

Le

Illustration in India.
2min

Politique

Cabinet de conseils : le parquet national financier annonce une saisie de 65 millions d’euros dans l’enquête pour fraude fiscale autour de McKinsey

Le parquet national financier a annoncé vendredi la saisie, avec la justice belge, d’une somme de 65 millions d’euros dans le cadre de l’enquête pour blanchiment aggravé de fraude fiscale autour du cabinet de conseil McKinsey. L’enquête avait été ouverte en mars 2022 dans le prolongement de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017.

Le

FRA – GARCHES – HOPITAL RAYMOND-POINCARRE – PMR
6min

Politique

Fauteuils roulants, prestations sociales, école inclusive, accessibilité : quel est le bilan d’Emmanuel Macron en matière de handicap ?

Après deux quinquennats, la situation pour les personnes handicapées est mitigée. Des progrès sont là, avec le remboursement des fauteuils roulants, une hausse des aides sociales ou une présence accrue des élèves en situation de handicap à l’école. Mais les difficultés d’emploi, le manque de places dans le secteur médico-social ou des problèmes d’accessibilité rendent encore la vie des personnes handicapées difficile.

Le

Drought severely weakens maize crops. A lack of rainfall and high temperatures cause water stress, which can slow plant growth and reduce yields. Faced with these weather conditions, farmers must adapt their practices and optimize water use to safeguard th
7min

Politique

Plan d'aide d'1 milliard pour les agriculteurs : « Le gouvernement doit sortir de la perpétuelle urgence », demande Guillaume Gontard

Après un été de canicules, d'incendies et de sécheresse exceptionnels, le gouvernement a annoncé vendredi plus d'1 milliard d'euros d'aides d'urgence pour soutenir une agriculture française durement éprouvée. Insuffisant pour les syndicats qui réclament au moins le double. Le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard, demande au gouvernement une réponse structurelle à une crise systémique qui passe par une réduction des émissions et l'adaptation au climat.

Le