Hamon regrette le manque d’ambition de Macron pour les banlieues
Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a regretté mercredi le manque d'ambition du discours d'Emmanuel Macron pour les...

Hamon regrette le manque d’ambition de Macron pour les banlieues

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a regretté mercredi le manque d'ambition du discours d'Emmanuel Macron pour les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a regretté mercredi le manque d'ambition du discours d'Emmanuel Macron pour les habitants des quartiers en difficulté, notant qu'à l'inverse, "tous les poncifs" sur la banlieue y étaient.

Jean-Louis Borloo, auteur d'un rapport remis au gouvernement sur le sujet, "n'est pas un ami politique mais il a bossé, objectivement il a bossé, et avec du monde", a reconnu sur France 2 M. Hamon, par ailleurs conseiller régional d'Ile-de-France.

"Qu'est-ce qu'on a gardé ? Pas grand-chose (...) On picore", a-t-il ajouté, jugeant que M. Borloo "fait le service après-vente (...) et n'a pas le courage de dire que tout ça était très loin de ce qu'il souhaitait".

Pour Benoît Hamon, il manque dans le discours du président de la République mardi "la prise en compte de ce que souhaitent les habitants des quartiers eux-mêmes". A ces 4,8 millions de personnes "on leur dit +pas de plan, une méthode, vous ce sera une méthode+", alors que dans le même temps le gouvernement donne "3,2 milliards de baisse de l'impôt sur la fortune" aux plus riches, a-t-il critiqué.

"Emmanuel Macron a fait banlieue et terrorisme, banlieue et insécurité, banlieue et drogue, tous les poncifs type Valls-Sarkozy, tout y était, mais pour l'ambition qui consiste à dire nous attendons aujourd'hui des quartiers populaires et de leurs habitants qu'ils soient une contribution, parce qu'ils le sont, une énergie, pour que ce pays se redresse: rien, nada comme on dirait", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Hamon regrette le manque d’ambition de Macron pour les banlieues
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le