Hamon reproche aux autres partis « de ne pas prendre au sérieux » les européennes
Benoît Hamon, tête de liste "Printemps européen - Génération.s" aux européennes, estime que les autres partis ne "prennent pas au...

Hamon reproche aux autres partis « de ne pas prendre au sérieux » les européennes

Benoît Hamon, tête de liste "Printemps européen - Génération.s" aux européennes, estime que les autres partis ne "prennent pas au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Benoît Hamon, tête de liste "Printemps européen - Génération.s" aux européennes, estime que les autres partis ne "prennent pas au sérieux" cette élection et sont "mal préparés aux questions et aux votes de demain", dans un entretien jeudi à Ouest-France.

"La plupart y vont avec un programme national, qu’ils ne pourront pas mettre en œuvre à Strasbourg parce qu’ils y siégeront au sein d’un groupe dont la majorité des membres ne partageront pas forcément leurs idées. C’est comme si, en France, vous vous présentiez aux législatives avec un programme de municipales !", a estimé le candidat, attendu vendredi à Rennes pour son dernier meeting.

Benoît Hamon a rappelé que le programme de sa liste "le Printemps européen", présente dans 14 pays, était le fruit de "longues discussions" avec ses partenaires européens, dont Yannis Varoufakis, l'ancien ministre grec des Finances.

"Nous avons élaboré un vrai projet transnational, un programme de 43 pages, composé de propositions sur lesquelles nous nous sommes mis pleinement d'accord", a-t-il précisé, ajoutant que le programme des socialistes européens tenait lui "en quatre pages". Il se dit d'ailleurs convaincu qu'il fera "plus que le Parti socialiste le 26 mai".

Selon M. Hamon, compte tenu du "niveau d'incertitude" dans lequel se trouvent aujourd'hui les Français, il est probable qu'ils ne fassent leur choix qu'au tout dernier moment.

"Chaque jour de campagne compte. Jusqu’au bout. On est même dans ce qu’on appelle le +money time+ en basket", a-t-il plaisanté.

Il a toutefois réitéré ses critiques envers une campagne électorale d'une "médiocrité absolue", jugeant ne pas avoir pu défendre ses idées, la faute selon lui à Emmanuel Macron. C'est "une faute politique grave pour l'Europe. Avoir résumé cette élection à un scrutin intermédiaire qui reproduit l’élection présidentielle dans un affrontement de second tour entre Marine Le Pen et lui", a-t-il ajouté.

Selon un sondage Ipsos publié jeudi, le RN et LREM sont en hausse, respectivement à 24% et 23,5%, et Génération.s est à 2,5% derrière la liste de Place Publique et du PS (5,5%).

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le

BORDEAUX : second round of mayoral elections
17min

Politique

Municipales : les enjeux détaillés, parti par parti

Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.

Le

« Le gouvernement est à l’action », tient à rassurer Sébastien Martin.
4min

Politique

Prix des carburants : « Il n’y a pas de risque de pénurie », déclare Sébastien Martin

En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.

Le