Hamon se félicite d’avoir « structuré » la campagne autour de ses thèmes
Benoît Hamon, candidat à la primaire socialiste élargie, s'est dit "heureux" d'avoir réussi à "structurer" la campagne autour de...

Hamon se félicite d’avoir « structuré » la campagne autour de ses thèmes

Benoît Hamon, candidat à la primaire socialiste élargie, s'est dit "heureux" d'avoir réussi à "structurer" la campagne autour de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Benoît Hamon, candidat à la primaire socialiste élargie, s'est dit "heureux" d'avoir réussi à "structurer" la campagne autour de ses propositions, en défendant au passage son revenu universel d'existence face aux critiques de Manuel Valls notamment.

"Je suis heureux d'une chose: quand j'ai commencé la campagne on ne parlait que d'identité, sécurité... C'était là-dessus qu'allait se jouer l'élection à gauche", a souligné le député des Yvelines en meeting à l'Institut national du judo dans le XIVe arrondissement à Paris.

"On ne parlait que des questions identitaires et il fallait incarner, le costume un peu serré, comme ça (il boutonne sa veste, ndlr), la fermeté", a-t-il poursuivi, ironique, en allusion à Manuel Valls.

"Mais le débat a finalement réussi à se structurer autour des questions que nous avons mises sur le devant de la scène, j'en suis très fier", a-t-il assuré, en citant le "revenu universel", les "perturbateurs endocriniens", le "49-3 citoyen".

A quatre jours du premier tour du scrutin, et alors qu'il bénéficie d'une dynamique favorable dans les sondages, M. Hamon a "tordu le cou" aux attaques de ses concurrents dont il est la cible ces derniers jours, tout en admettant que certaines "ont fait mouche" et ont permis "d'améliorer" son projet.

Il a notamment répondu à Manuel Valls qui avait assuré que sa proposition de revenu universel instaurait "une société du farniente".

"On dit le revenu universel, société du farniente, de la paresse, incitation à l'oisiveté, Hamon veut payer des gens à dormir. J'observe qu'au premier rang du Medef, grâce à la rente, beaucoup de gens sont payés à dormir", a plaisanté l'ancien ministre de l'Education.

"Mais qu'elles (les critiques) viennent des rangs de la gauche... Quand Michel Rocard a créé le RMI (en 1988, ndlr), on a entendu les mêmes choses de la part de la droite. On prend des arguments à la droite ! Ces arguments-là ne sont pas recevables", a-t-il déploré.

Accusé dans la presse d'avoir retouché sa proposition, et même d'avoir reculé sur le calendrier de sa mise en place, M. Hamon a dit "assumer" que son "projet ne soit pas 100% marketé pour faire qu'à court terme il apporte toutes les réponses aux journalistes économiques et sociaux".

"La question n'est pas de savoir s'il y aura revenu universel, mais quel revenu universel", a-t-il résumé.

Devant une affluence revendiquée de "3000 personnes", M. Hamon a enfin plaidé pour une "participation forte" à la primire afin d'asseoir la "légitimité" du vainqueur, notamment face à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

M. Hamon a ainsi balayé toute possibilité de ralliement à M. Macron, candidat à l'élection présidentielle.

"Quand j'entends un éminent sénateur maire de Lyon (Gérard Collomb, ndlr) dire que le candidat issu de la primaire devra se désister en faveur de son champion Emmanuel Macron, je lui demande de réfléchir à la nature de son raisonnement", a poursuivi M. Hamon. "Cela voudrait donc dire qu'un homme ou une femme choisi par le peuple de gauche devrait se retrancher devant quoi ? Un sondage d'opinion ? Jamais", a-t-il assuré.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le