Benoît Hamon a dénoncé mercredi un "feuilleton destiné à (l')affaiblir" après les nouveaux signes d'un possible ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron.
"On le sait depuis une semaine", a déclaré M. Hamon sur France 2 à propos de l'hypothèse du ralliement de l'ancien Premier ministre à M. Macron.
"Toutes les semaines est organisée une sorte de feuilleton destiné à m'affaiblir", a dit le candidat du PS.
"A un moment où la démocratie est en danger, où on constate qu'un grand parti, le Front national, anti-démocratique, pourrait prendre le pouvoir, ne pas respecter le verdict des urnes, ça pose problème", a-t-il lancé.
Benoît Hamon (d) et Manuel Valls, le 29 janvier 2017 à Paris
AFP
"Je croise des gens qui ont un demi-smic, des personnes qui voudraient que leurs parents vivent dignement". "Moi, je ne feuilletonne pas avec Manuel Valls. Je ne suis pas là pour égrener mes humeurs, mes colères, mon ressentiment, je suis là pour parler aux Français et essayer de faire en sorte que cette élection présidentielle leur serve", a dit Benoît Hamon.
"J'avais compris qu'en gagnant la primaire, a-t-il ajouté, au regard du projet politique qui était le mien, ma volonté de tourner la page avec des solutions qui avaient jusqu'ici échoué, que ceux qui avaient échoué n'allaient pas me laisser faire campagne tranquillement". "Ce n'est pas pour autant qu'on change de cap", a dit M. Hamon.
Invitée de la matinale de Public Sénat, la maire de Nantes, Johanna Rolland est revenue sur la stratégie du Parti socialiste en vue de l’élection présidentielle de 2027. Alors que le processus de désignation d’un candidat à travers une primaire de la gauche hors LFI divise, les proches d’Olivier Faure souhaitent proposer une nouvelle formule.
Invitée de la matinale de Public Sénat, la maire de Nantes, Johanna Rolland, demande des moyens supplémentaires pour agir en matière de prévention. Après la mort de trois jeunes à Nantes à cause du narcotrafic, Johanna Rolland prône une réponse globale de l’Etat.
Mardi après-midi, la commission d’investiture des Républicains a investi ses candidats aux sénatoriales dans quarante départements. Dans trois semaines, la commission se réunira de nouveau pour trancher les cas dans les départements les plus sensibles comme les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône.
Les députés européens et les États membres ont abouti ce lundi à un compromis sur un durcissement inédit des règles migratoires de l’UE, symbolisé par l’autorisation des centres de migrants délocalisés hors du continent. L’accord prévoit aussi de faciliter les expulsions, deux après le vote du Pacte Asile et Migration, que la France n’a toujours pas transposé dans sa loi.