Benoît Hamon a dénoncé mercredi un "feuilleton destiné à (l')affaiblir" après les nouveaux signes d'un possible ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron.
"On le sait depuis une semaine", a déclaré M. Hamon sur France 2 à propos de l'hypothèse du ralliement de l'ancien Premier ministre à M. Macron.
"Toutes les semaines est organisée une sorte de feuilleton destiné à m'affaiblir", a dit le candidat du PS.
"A un moment où la démocratie est en danger, où on constate qu'un grand parti, le Front national, anti-démocratique, pourrait prendre le pouvoir, ne pas respecter le verdict des urnes, ça pose problème", a-t-il lancé.
Benoît Hamon (d) et Manuel Valls, le 29 janvier 2017 à Paris
AFP
"Je croise des gens qui ont un demi-smic, des personnes qui voudraient que leurs parents vivent dignement". "Moi, je ne feuilletonne pas avec Manuel Valls. Je ne suis pas là pour égrener mes humeurs, mes colères, mon ressentiment, je suis là pour parler aux Français et essayer de faire en sorte que cette élection présidentielle leur serve", a dit Benoît Hamon.
"J'avais compris qu'en gagnant la primaire, a-t-il ajouté, au regard du projet politique qui était le mien, ma volonté de tourner la page avec des solutions qui avaient jusqu'ici échoué, que ceux qui avaient échoué n'allaient pas me laisser faire campagne tranquillement". "Ce n'est pas pour autant qu'on change de cap", a dit M. Hamon.
Le PS, qui compte 64 élus au Sénat, maintient son rang à l’issue des sénatoriales, ce dimanche 27 septembre. Le parti à la rose se félicite même de quelques victoires, notamment dans le Doubs et le Bas-Rhin.
Groupe le plus important de la chambre haute avec 131 sénateurs avant le renouvellement de dimanche, l’enjeu pour Les Républicains n’était pas de gagner des sièges mais de limiter un effritement à quelques sièges en moins. Le principal enjeu pour le groupe présidé par Mathieu Darnaud sera son positionnement vis-à-vis du nouveau groupe RN.
« La majorité sénatoriale demeure largement la première force politique du Sénat », a réagi le président LR du Sénat, Gérard Larcher, au soir des sénatoriales. Il « prend acte » de l’arrivée d’un groupe RN.
Les équilibres à la Haute assemblée ne ressortent pas bouleversés au soir des élections sénatoriales, qui ont remis en jeu la moitié des sièges. La majorité sénatoriale de droite et du centre s’effrite, la gauche se maintient un peu mieux. Le fait majeur reste l’émergence d’une groupe Rassemblement national d’au minimum 14 sièges.