Benoît Hamon a dénoncé mercredi un "feuilleton destiné à (l')affaiblir" après les nouveaux signes d'un possible ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron.
"On le sait depuis une semaine", a déclaré M. Hamon sur France 2 à propos de l'hypothèse du ralliement de l'ancien Premier ministre à M. Macron.
"Toutes les semaines est organisée une sorte de feuilleton destiné à m'affaiblir", a dit le candidat du PS.
"A un moment où la démocratie est en danger, où on constate qu'un grand parti, le Front national, anti-démocratique, pourrait prendre le pouvoir, ne pas respecter le verdict des urnes, ça pose problème", a-t-il lancé.
Benoît Hamon (d) et Manuel Valls, le 29 janvier 2017 à Paris
AFP
"Je croise des gens qui ont un demi-smic, des personnes qui voudraient que leurs parents vivent dignement". "Moi, je ne feuilletonne pas avec Manuel Valls. Je ne suis pas là pour égrener mes humeurs, mes colères, mon ressentiment, je suis là pour parler aux Français et essayer de faire en sorte que cette élection présidentielle leur serve", a dit Benoît Hamon.
"J'avais compris qu'en gagnant la primaire, a-t-il ajouté, au regard du projet politique qui était le mien, ma volonté de tourner la page avec des solutions qui avaient jusqu'ici échoué, que ceux qui avaient échoué n'allaient pas me laisser faire campagne tranquillement". "Ce n'est pas pour autant qu'on change de cap", a dit M. Hamon.
Politico publie ce jeudi 24 septembre un sondage de Cluster 17 sur les intentions de vote du premier tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen reste largement en tête du premier tour avec 30% des voix. Jean-Luc Mélenchon se situe désormais à 19%, tout comme Édouard Philippe, loin devant Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann.
Reçus successivement ce jeudi 24 septembre lors du Playbook Paris de Politico, l'ex-Premier ministre, la candidate du RN et le leader insoumis ont dessiné, sur l'Ukraine, les carburants et le budget, trois visions très éloignées de la campagne présidentielle qui s'ouvre.
Alors qu’il devait se rendre à Aix-en-Provence pour soutenir la liste de la centriste Brigitte Devésa et de l’ex-LR, devenu Renaissance, Renaud Muselier, pour les sénatoriales, Gérard Larcher a annulé sa visite. Mais dans un courrier, il rappelle que c’est bien cette liste qui a été « investie » par « la commission nationale d’investiture » des LR, « avec le soutien de la majorité sénatoriale ». Bruno Retailleau, patron des LR, avait lui apporté son soutien à la liste concurrente de Valérie Boyer.
La flambée des prix à la pompe, la menace russe et le Moyen-Orient devraient occuper l'essentiel de l'interview d'Emmanuel Macron jeudi à 20 heures sur TF1 et France 2. L'occasion pour le chef de l'Etat de rester dans le jeu tout en se posant en « garant » de la présidentielle.