Benoît Hamon a dénoncé mercredi un "feuilleton destiné à (l')affaiblir" après les nouveaux signes d'un possible ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron.
"On le sait depuis une semaine", a déclaré M. Hamon sur France 2 à propos de l'hypothèse du ralliement de l'ancien Premier ministre à M. Macron.
"Toutes les semaines est organisée une sorte de feuilleton destiné à m'affaiblir", a dit le candidat du PS.
"A un moment où la démocratie est en danger, où on constate qu'un grand parti, le Front national, anti-démocratique, pourrait prendre le pouvoir, ne pas respecter le verdict des urnes, ça pose problème", a-t-il lancé.
Benoît Hamon (d) et Manuel Valls, le 29 janvier 2017 à Paris
AFP
"Je croise des gens qui ont un demi-smic, des personnes qui voudraient que leurs parents vivent dignement". "Moi, je ne feuilletonne pas avec Manuel Valls. Je ne suis pas là pour égrener mes humeurs, mes colères, mon ressentiment, je suis là pour parler aux Français et essayer de faire en sorte que cette élection présidentielle leur serve", a dit Benoît Hamon.
"J'avais compris qu'en gagnant la primaire, a-t-il ajouté, au regard du projet politique qui était le mien, ma volonté de tourner la page avec des solutions qui avaient jusqu'ici échoué, que ceux qui avaient échoué n'allaient pas me laisser faire campagne tranquillement". "Ce n'est pas pour autant qu'on change de cap", a dit M. Hamon.
Mediapart a publié jeudi des éléments d'authentification qualifiés de « scientifiques » des messages antisémites datant de 2013, attribués à Jordan Bardella, grâce à une extraction d'archives Facebook, certifiée par un huissier. Le président du RN a de nouveau démenti être l'auteur, mais sa défense devient délicate, selon des experts.
Au lendemain d'une journée de heurts dans de nombreuses villes, le mouvement lycéen se poursuit sous haute surveillance. À la mi-journée, 564 établissements étaient perturbés, tandis qu'Edouard Geffray recevait syndicats et associations pour tenter de renouer le fil.
Suites aux violences de ce jeudi, quatre cents lycées sont fermés aujourd'hui par les autorités et de nombreux cours assurés en distanciel. Le mouvement des lycées se poursuit toutefois sous haute tension, alors que le ministre de l’Éducation rencontrait ce matin les syndicats et associations lycéennes.
Aux commandes du Rassemblement démocratique et social européen depuis 2023, la sénatrice des Hautes-Pyrénées conserve la présidence du groupe. Ses pairs l'ont reconduite à l'unanimité, ce vendredi 2 octobre.