Benoît Hamon a dénoncé mercredi un "feuilleton destiné à (l')affaiblir" après les nouveaux signes d'un possible ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron.
"On le sait depuis une semaine", a déclaré M. Hamon sur France 2 à propos de l'hypothèse du ralliement de l'ancien Premier ministre à M. Macron.
"Toutes les semaines est organisée une sorte de feuilleton destiné à m'affaiblir", a dit le candidat du PS.
"A un moment où la démocratie est en danger, où on constate qu'un grand parti, le Front national, anti-démocratique, pourrait prendre le pouvoir, ne pas respecter le verdict des urnes, ça pose problème", a-t-il lancé.
Benoît Hamon (d) et Manuel Valls, le 29 janvier 2017 à Paris
AFP
"Je croise des gens qui ont un demi-smic, des personnes qui voudraient que leurs parents vivent dignement". "Moi, je ne feuilletonne pas avec Manuel Valls. Je ne suis pas là pour égrener mes humeurs, mes colères, mon ressentiment, je suis là pour parler aux Français et essayer de faire en sorte que cette élection présidentielle leur serve", a dit Benoît Hamon.
"J'avais compris qu'en gagnant la primaire, a-t-il ajouté, au regard du projet politique qui était le mien, ma volonté de tourner la page avec des solutions qui avaient jusqu'ici échoué, que ceux qui avaient échoué n'allaient pas me laisser faire campagne tranquillement". "Ce n'est pas pour autant qu'on change de cap", a dit M. Hamon.
Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.
Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.
Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.
Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.