Hamon: voter Macron sera un acte « difficile », mais un « choix évident »
"L'acte sera difficile, mais le choix évident": Benoît Hamon a réaffirmé qu'il voterait pour Emmanuel Macron au second tour de la...

Hamon: voter Macron sera un acte « difficile », mais un « choix évident »

"L'acte sera difficile, mais le choix évident": Benoît Hamon a réaffirmé qu'il voterait pour Emmanuel Macron au second tour de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"L'acte sera difficile, mais le choix évident": Benoît Hamon a réaffirmé qu'il voterait pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, et appelé ses électeurs à faire de même, malgré la campagne "dangereusement maladroite" et "arrogante" du candidat En marche!

"Je voterai contre l'extrême droite au moyen du bulletin portant le nom d'Emmanuel Macron. L'acte sera difficile, mais le choix évident (...) le résultat de dimanche sera un soutien à la République et non à sa politique. Ni même à sa campagne, aussi dangereusement maladroite qu'arrogante, elle-même empreinte d'un populisme qui aggrave une indifférenciation toxique pour le débat public", a affirmé le candidat PS à la présidentielle dans une tribune publiée mercredi par Le Monde.

"Cet acte ne vaut en rien soutien à son projet, auquel je m'opposerai sans ambiguïté", a-t-il précisé.

Disant comprendre le "doute sincère" et la "colère légitime" des électeurs de gauche face au duel Macron - Le Pen, le député des Yvelines a précisé vouloir faire appel "à la raison" plutôt qu'"à la culpabilisation" et aux "leçons de morale".

"Seule votre lucidité, votre jugement de peuple souverain, peut distinguer dimanche prochain un adversaire politique d'une ennemie de la République", a-t-il affirmé.

"On ne peut pas renvoyer dos à dos une force qui s'inscrit dans la démocratie et une force qui la conteste. Les porteurs de politiques libérales, s'ils sont un carburant du Front national, ne peuvent être mis sur un pied d'égalité avec lui, avec son autoritarisme, son racisme, son sexisme".

"Je vous conjure de ne pas offrir votre colère au Front national, ni en votant pour lui évidemment, ni même en lui donnant votre indifférence. Etre de gauche (...) c'est, en tout temps et en toutes circonstances, faire le choix de la raison et de la République" a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hamon: voter Macron sera un acte « difficile », mais un « choix évident »
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le