Harcèlement et agression sexuelle: ouverture d’une enquête préliminaire contre un député LREM
Une enquête préliminaire visant le député LREM de Moselle Christophe Arend a été ouverte par le parquet de Sarreguemines lundi...

Harcèlement et agression sexuelle: ouverture d’une enquête préliminaire contre un député LREM

Une enquête préliminaire visant le député LREM de Moselle Christophe Arend a été ouverte par le parquet de Sarreguemines lundi...
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Une enquête préliminaire visant le député LREM de Moselle Christophe Arend a été ouverte par le parquet de Sarreguemines lundi pour "harcèlement et agression sexuelle", a confirmé mardi à l'AFP le procureur de la République Jean-Luc Jaeg.

Cette enquête fait suite à une plainte déposée par l'ex-assistante parlementaire de M. Arend qui l'accuse d'avoir multiplié "les remarques sexistes" et les gestes déplacés, et d'avoir "tout fait pour (la) faire craquer".

"Par exemple, il passe et essaie de dégrafer mon soutien-gorge, de me toucher les seins. Moi, j’ai compris. Dès qu’il arrive par derrière, je sais qu’il va essayer donc je me protège systématiquement les seins", a-t-elle assuré dans un témoignage recueilli vendredi par franceinfo.

"Une fois, il arrive et m’enfonce un doigt dans la bouche en mimant une fellation et en me disant : +T’as une jolie bouche, fais voir ce qu’elle sait faire et toc, voilà+", a aussi ajouté celle qui fut également directrice de campagne de M. Arend lors de la campagne des législatives.

"Je dénonce avec la plus grande fermeté des affabulations qui n'ont aucune autre limite que celles recelées par l’imagination de la plaignante", a de son côté réagi l'avocat de M. Arend, Bertrand Cohen-Sabban en dénonçant "le glissement d’un dangereux opportunisme médiatique vers un ô combien condamnable opportunisme judiciaire".

Selon M. Cohen-Sabban, M. Arend a déposé plainte vendredi pour dénonciation calomnieuse au commissariat de Freyming-Merlebach.

La plaignante est pour sa part épaulée par la Confédération des marcheurs de la République, un collectif d'adhérents de La République en marche en désaccord avec la gestion et la direction du parti présidentiel, qui a affirmé mardi lui apporter une assistance juridique.

"Il a fallu des semaines avant que l'ancienne assistante parlementaire de Christophe Arend se décide à parler", a assuré mardi Tiphaine Beaulieu, porte-parole de ce collectif.

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