Politique
L'actuel ministre délégué chargé de la Fonction publique, David Amiel, est nommé au portefeuille des Comptes publics pour remplacer Amélie de Montchalin, en route pour la Cour des comptes, a annoncé dimanche l'Elysée.
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Par Public Sénat
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Le président du Sénat Gérard Larcher a affirmé jeudi qu'il se "méfie des justices expéditives" et que c'est le bureau de la Haute Assemblée qui lèverait l'immunité d'un sénateur en cas de harcèlement sexuel.
"Au Sénat on respecte les procédures avant de dire qu'il n'y aura pas d'immunité", a déclaré M. Larcher sur France 3 alors qu'il était interrogé sur l'annonce par son homologue de l'Assemblée, François de Rugy (LREM), que l'immunité de députés serait levée en cas d'"obstacle" à la justice en matière de harcèlement sexuel.
"Dire qu'il n'y aura pas d'immunité ça ne veut rien dire", a poursuivi M. Larcher. La levée de l'immunité parlementaire "est une décision du bureau qui est prise au vu d'un rapport", a-t-il dit. "Je me méfie des justices expéditives. Il faut là-dessus toujours garder raison".
"Si on connaît des cas de harcèlement, naturellement il faut saisir la justice, il faut saisir le procureur", a encore dit M. Larcher. "Si je ne le faisais pas, je ne serais pas dans mon rôle".
Mais pour lui, "ce n'est pas le président du Sénat qui va faire justice à la place des procédures habituelles". "S'exprimer dans l'émotion face à une situation aussi inacceptable soit-elle, c'est, me semble-t-il, une démarche qui ne relève pas du respect des procédures et de la séparation des pouvoirs", a-t-il ajouté.