HATVP: Migaud prône la “transparence”, qui n’est pas “du voyeurisme”

HATVP: Migaud prône la “transparence”, qui n’est pas “du voyeurisme”

L'ex-premier président de la Cour des comptes Didier Migaud, qui va présider la Haute autorité pour la transparence de la vie...
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L'ex-premier président de la Cour des comptes Didier Migaud, qui va présider la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), a vivement soutenu mardi devant députés puis sénateurs la transparence, qui n'est pas "du voyeurisme".

"La transparence n'est pas une fin en soi mais un moyen pour permettre aux citoyens de comprendre comment se fabrique la loi, comment travaillent leurs élus, comment ils évitent d'être dans des conflits d'intérêts. Ça n'est pas du voyeurisme", a répondu M. Migaud en commission à une question sur l'idée d'une publicité des agendas des députés.

M. Migaud ne voit pas "l'utilité" d'une telle publicité car "la Haute autorité n'a pas vocation à contrôler l'activité quotidienne des parlementaires". En revanche, il serait favorable à une transparence accrue sur les "échanges, contacts pris entre élus et représentants d'intérêts" (lobbies).

Plus généralement, il a dit "croire beaucoup à la transparence" alors que la "confiance (des citoyens) a reflué".

Emmanuel Macron avait proposé Didier Migaud pour présider la HATVP, une nomination soumise aux commissions des Lois de chaque assemblée, qui l'ont validée au total par 45 voix contre 4.

Didier Migaud avait succédé à Philippe Séguin à la tête de la Cour des comptes en 2010. Elu local de 1986 à 2010, député de 1988 à 2010, il a été notamment rapporteur général du budget et président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

A la tête de la HATVP, institution indépendante créée par les lois post-Cahuzac sur la transparence de 2013, il doit succéder à l'ancien haut magistrat Jean-Louis Nadal.

Le profil de M. Migaud, "au passé politique" au Parti socialiste, aurait "pu faire débat" mais "personne ne doute de (ses) qualités de rigueur et d'indépendance", a fait valoir Olivier Marleix (LR).

"Je crois à l'honnêteté de la très grande majorité des élus nationaux et locaux", a ensuite dit M. Migaud devant la commission des Lois du Sénat. Selon lui, "il faut avoir le courage de dire quand ça ne va pas (...) il faut aussi avoir le courage de dire quand ça va bien".

La HATVP scrute patrimoine et activités des membres du gouvernement et de quelque 15.000 responsables publics, et gère depuis la loi Sapin II de 2016 un registre public des représentants d'intérêts. Elle va en outre fusionner à compter du 1er février avec la commission de déontologie des fonctionnaires, et ainsi contrôler notamment les mobilités public-privé.

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