Hausse de la CSG : « Il faut que le travail paie », justifie Édouard Philippe
Non, le Premier ministre ne reviendra sur la hausse de la CSG pour les retraités. Au micro de Public Sénat, Édouard Philippe évoque seulement « un certain nombre de coutures » susceptibles de modifier cette mesure à la marge.

Hausse de la CSG : « Il faut que le travail paie », justifie Édouard Philippe

Non, le Premier ministre ne reviendra sur la hausse de la CSG pour les retraités. Au micro de Public Sénat, Édouard Philippe évoque seulement « un certain nombre de coutures » susceptibles de modifier cette mesure à la marge.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« J’ai dit ce matin que la mesure était assumée par le gouvernement parce qu’elle correspond aux engagements qui ont été pris par le président de la République », martèle le Premier ministre concernant la hausse de la CSG. Fidèle à l’adage gouvernemental, Édouard Philippe « assume » malgré les manifestations des retraités qui se sont tenues dans toute la France, jeudi dernier (lire notre article).

« Je pense profondément que dans notre pays il faut que le travail paie, c’est-à-dire faire en sorte que nous puissions transférer du pouvoir d’achat vers les actifs », justifie Édouard Philippe.  

« Il y a forcément, et c’est toujours le cas, un certain nombre de coutures qu’il faut vérifier »

Mais en même temps, le gouvernement compte ajuster à la marge la hausse de la CSG. Invité de Jean-Jacques Bourdin (BFM/RMC) Édouard Philippe précisait que sur les 7,5 millions de personnes concernées par la hausse de la CSG, les 100 000 qui « sont dans une zone interstice où, objectivement, (elles) voient une augmentation de leur CSG alors que l’addition des deux niveaux de pension les place juste au-dessus du seuil » seront épargnées. Là, « il faut corriger le dispositif, et nous le corrigeons dans la prochaine loi de finances », ajoutait-il.    

Sans surprise, Édouard Philippe assume cette déclaration et la défend : « Il y a forcément, et c’est toujours le cas, un certain nombre de coutures qu’il faut vérifier, bien mettre en œuvre c’est ce que j’ai indiqué ce matin et c’est ce que va faire le gouvernement ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Hausse de la CSG : « Il faut que le travail paie », justifie Édouard Philippe
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Hausse de la CSG : « Il faut que le travail paie », justifie Édouard Philippe
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le