EU and US agree trade deal with 15% tariffs for European exports to America
The United States and European Union have agreed a trade deal, ending a months-long standoff between two of the world's biggest economic partners. After make-or-break negotiations between President Donald Trump and European Commission President Ursula von der Leyen in Scotland, the pair agreed a US tariff on all EU goods of 15%. That is half the 30% import tax rate Trump had threatened to implement starting on Friday. He said the 27-member bloc would open its markets to US exporters with zero per cent tariffs on certain products on July 28,2025.(Yassine Mahjoub/SIPA)//MAHJOUBYASSINE_BY2F1918/Credit:Yassine Mahjoub/SIPA/2507282053

Hausse des tarifs douaniers : un accord encore loin d’être acté

Les produits européens seront-ils taxés de 5% supplémentaires à leur arrivée sur le territoire américain ? Telle est la proposition de l’accord de Turnberry, discuté dimanche entre Donald Trump et la présidente de la Commission européenne. Dénoncé de tous côtés, cet accord est pourtant encore loin d’être mis en œuvre.
Clémentine Louise

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Une honte, une soumission, un traité inégal, l’accord sur les tarifs douaniers entre les Etats-Unis et l’Union européenne a fait bondir plus d’un politique sur sa chaise.

Avec une hausse des droits de douanes à 15% contre 10 auparavant, et un engagement d’achat de biens énergétiques américains, le traité de Turnberry a été perçu comme une soumission de l’UE aux volontés du président américain.

Donald Trump s’est d’ailleurs immédiatement félicité d’avoir conclu « le plus grand accord jamais signé », alors que la présidente de la Commission européenne affichait un sourire contrit…

Une poignée de main ne suffit pas 

 Mais rien n’est encore joué. Pour le moment, il ne s’agit que d’un accord oral, discuté dans un salon au milieu du golf de luxe du président américain. Si Donald Trump pourrait utiliser comme à son habitude un « executive order », un décret donc, côté européen, la procédure s’annonce plus dense.

Une poignée de main avec la présidente de la Commission européenne ne suffit pas à acter un accord entre l’UE et les Etats-Unis.

Pour faire passer ce traité le plus rapidement possible, la Commission européenne a tout intérêt à se tourner vers une procédure légère. Cette démarche n’est possible que lorsque l’accord relève de compétences exclusives de l’UE, ce qui est le cas pour les questions de tarifs douaniers. Elle s’épargne ainsi la ratification au niveau national, dans chaque pays membre.

Pour autant, le texte passe par le Conseil de l’UE puis par le Parlement européen. Les membres de ces deux instances doivent l’approuver à la majorité qualifiée pour qu’il soit appliqué.

C’est-à-dire, 55% des Etats membres, qui représentent au minimum 65% de la population européenne.

La commission pourrait aussi se tourner vers un accord international, mais la procédure serait alors beaucoup lourde et donc beaucoup plus longue.

 

Dans un cas comme dans l’autre, l’accord de Turnberry est encore loin d’être finalisé. Les négociations ne font que commencer entre Bruxelles et Washington.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2026 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
4min

Politique

Sondage : les cotes de popularité de Marine Le Pen et d’Edouard Philippe reculent fortement, Raphaël Glucksmann progresse

A l’approche du scrutin présidentiel et selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, les cotes de popularité de Marine Le Pen (35 % d’opinions favorables) et d’Edouard Philippe (27 % d’opinions favorables) reculent de 5 points et de 3 points. A gauche les candidats à la primaire social-démocrate sont épargnés, notamment Raphaël Glucksmann qui progresse légèrement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUATRE COLONNES
9min

Politique

Sénatoriales : les écologistes pourraient refuser l’arrivée du sénateur LFI Gabriel Amard dans le groupe, mais accepter Marc Péré

Alors que Gabriel Amard, premier sénateur LFI, « demande à être accueilli par les écologistes » dans leur groupe, ces derniers doivent en décider ce mardi. Mais selon plusieurs sources, l’arrivée du gendre de Jean-Luc Mélenchon passe mal en interne et devrait être refusée. Le cas de Marc Péré, élu en Haute Garonne avec le soutien de LFI et des Ecologistes, semble ne pas poser problème. Il va pourtant se rattacher politiquement à La France Insoumise.

Le

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026
8min

Politique

Ces chiffres qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026

L’élection de douze nouveaux sénateurs du Rassemblement national et de ses alliés de l’UDR, l’Union des droites pour la République, pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Les élections sénatoriales du 27 septembre se caractérisent par une progression nette du « camp national » chez les grands électeurs, y compris dans les territoires les plus ruraux.

Le