Hausse du prix du Navigo : « C’est la responsabilité de la région. Je n’assumerai pas ce choix-là », rappelle Clément Beaune
A la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, Clément Beaune, le ministre chargé des Transports est revenu sur l’« aide exceptionnelle » de 200 millions d’euros accordée par l’Etat à Ile-de-France Mobilités (IDFM) pour éviter une hausse excessive des tarifs dans les transports publics franciliens en 2023.

Hausse du prix du Navigo : « C’est la responsabilité de la région. Je n’assumerai pas ce choix-là », rappelle Clément Beaune

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, Clément Beaune, le ministre chargé des Transports est revenu sur l’« aide exceptionnelle » de 200 millions d’euros accordée par l’Etat à Ile-de-France Mobilités (IDFM) pour éviter une hausse excessive des tarifs dans les transports publics franciliens en 2023.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

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« C’est un soutien pour les usagers », a pris soin de préciser Clément Beaune, interrogé à la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, sur « l’aide exceptionnelle » de 200 millions d’euros à Ile-de-France Mobilités (IDFM).

IDFM devait trouver 450 millions d’euros pour boucler son budget de fonctionnement 2023, grevé par l’inflation et la flambée des prix de l’énergie. Faute de ressources supplémentaires, les tarifs auraient augmenté de 20 %. L’abonnement mensuel Navigo serait passé de 75,20 à 90 euros et le ticket de métro à l’unité, de 1,90 à 2,30 euros.

« Il était important de ne pas pénaliser les usagers »

Grace au soutien de l’Etat, l’autorité régionale des transports, présidée par Valérie Pécresse (LR) a finalement pu boucler son budget tout en limitant la hausse des tarifs. Le Navigo va finalement augmenter de 12 % en 2023, et passer de 75,20 à 84,10 euros, a indiqué, mardi, Ile-de-France Mobilités.

« Il y a beaucoup de gens, notamment en Ile-de-France où les transports publics sont très répandus, qui ont besoin du bus, du métro, du tram, pour aller bosser. Il était important de ne pas pénaliser les usagers. L’Etat a fait un effort qui est totalement exceptionnel, qui est massif et qui ne concerne pas uniquement Île-de-France. Il concernera aussi les autres métropoles qui organisent les transports. C’est 300 millions d’euros dont 100 millions d’euros pour les autres autorités organisatrices de transports », a-t-il précisé.

« La responsabilité des Transports, c’est Mme Pécresse »

Le ministre chargé des Transports s’est refusé à parler de la gestion financière de Valérie Pécresse. « Je ne suis pas là pour distribuer les bons et les mauvais points. Il y a des responsabilités. La responsabilité des Transports, c’est Mme Pécresse, c’est la région Ile-de-France, ce n’est pas l’Etat. Le prix du Navigo, c’est la responsabilité de la région. Je n’assumerai pas ce choix-là. J’assume ce qui revient à l’Etat. C’est-à-dire d’avoir donné un important coup de pouce pour les usagers.

 

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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