Héritage des Jeux : « En 6 ans, on a pu faire ce qu’on aurait dû faire en 30, 35 ans » affirme le sénateur de Seine-Saint-Denis Adel Ziane

Une croisière sur le canal Saint-Denis, des visites des sites olympiques de Paris 2024… Et si les Jeux avaient transformé l’image de la Seine-Saint-Denis au point de rendre ce département plus touristique ? Un an après les JOP, quel est le résultat ? La Seine-Saint Denis a-t-elle changé de visage ? Oui, déclare le sénateur du département Adel Ziane, dans l’émission Dialogue Citoyen, présentée par Quentin Calmet.
Mathieu Terzaghi

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La Seine-Saint-Denis a mauvaise réputation, celle de département à risque, où il ne faudrait pas se rendre, qualifié même de « no-go-zones » par des médias étrangers. A l’inverse : « Il n’y a que des go-zones », tranche le sénateur socialiste de Seine-Saint-Denis Adel Ziane. « On peut aller sur le territoire, riche de son histoire, de ses friches industrielles en reconversion, de son patrimoine », comme le parc Georges Valbon. L’élu se montre positif : « De Roissy, on a 80 millions de personnes qui viennent à Paris et passent par le territoire de Plaine-Commune », un regroupement de huit communes à l’ouest de la Seine-Saint-Denis.

Olivier Meïer, organisateur de parcours de découverte pour les touristes dans le 93, abonde : « La Seine-Saint-Denis fait mentir ce type de reportages. Je suis assez satisfait qu’il y ait eu, au contraire, d’autres reportages qui, en amont des Jeux, sont venus valoriser l’ambition de la Seine-Saint-Denis pour son image au national et à l’international. Je crois que le pari est gagné », estime celui qui salue une « forme de résilience » sur le territoire.

« En 6 ans, on a fait ce qu’on aurait dû faire en 30 ans » selon Adel Ziane

Y-a-t-il eu un avant et un après-Jeux olympiques et paralympiques en Seine-Saint-Denis ? « L’enjeu des JO, c’est ce qu’on a réussi à faire de 2018 à 2024 », c’est-à-dire transformer progressivement les infrastructures et l’image du département. « En 6 ans, on a pu faire ce qu’on aurait dû faire en 30, 35 ans » explique le sénateur. « La Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre de France, mais aussi le plus jeune de France, le plus dynamique culturellement, le département qui recueille le plus d’investissements des entreprises et qui cotise le plus », selon Adel Ziane.

Olivier Meïer est pour sa part « convaincu qu’on a semé les germes pour que cette image se transforme, et tous ceux qui ont été attirés par une curiosité liée aux Jeux découvrent que les choses se sont profondément transformées. L’image que l’on se fait de la Seine-Saint-Denis de loin correspond rarement à ce qu’est la Seine-Saint-Denis. « Les Jeux ont permis de braquer la lumière » sur le 93. A tel point que des Américains viennent visiter Saint-Ouen : « Vous allez au métro de Mairie de Saint-Ouen, vous êtes stupéfaits par le nombre de gens qui parlent anglais. Ils viennent découvrir les Jeux mais aussi les nouveaux quartiers, c’est important ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Héritage des Jeux : « En 6 ans, on a pu faire ce qu’on aurait dû faire en 30, 35 ans » affirme le sénateur de Seine-Saint-Denis Adel Ziane
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le