Hervé Marseille demande au gouvernement de clarifier les textes sur la laïcité
Sur le plateau de Parlement Hebdo, Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine et président du groupe Union Centriste, est revenu sur le rapport de la radicalisation. Pour lui, le constat « n’est pas rassurant », mais la loi n’est « pas assez précise ».

Hervé Marseille demande au gouvernement de clarifier les textes sur la laïcité

Sur le plateau de Parlement Hebdo, Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine et président du groupe Union Centriste, est revenu sur le rapport de la radicalisation. Pour lui, le constat « n’est pas rassurant », mais la loi n’est « pas assez précise ».
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« Il fallait faire ce diagnostic, qui n’est pas rassurant. Il faut donner plus de moyens pour connaître la situation ». Hervé Marseille, invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP, a réagi au rapport parlementaire sur la radicalisation dans les services publics. L’ancien maire de Meudon a pris sa propre expérience pour dénoncer le manque d’association des élus.

« Quand vous embauchez quelqu’un pour accompagner les jeunes ou dans des associations sportives, il faut savoir qui on embauche. Il faut pouvoir avoir plus d’informations. Donc il faut que les élus soient mieux associés et il faut que les textes soient précisés pour faire en sorte que si on s’aperçoit que quelqu’un pose problème, on puisse s’en séparer », explique-t-il. Hervé Marseille plaide pour que les maires puissent avoir accès à la liste des fichés S de leurs communes.

Recrutement dans les cités : « Un revers de la médaille »

« On revient toujours sur la question vestimentaire de gens qui ont des tenues qui ne sont pas adaptées par rapport à la réglementation en termes de laïcité vis-à-vis de l’ensemble des usagers des services publics », a souligné le sénateur.

Alors que Bruno Retailleau, président du groupe LR, a appelé jeudi Emmanuel Macron à lever toute « ambiguïté » sur la question de la laïcité, Hervé Marseille considère qu’il « faut surtout préciser les textes ». « À chaque fois, on est dans la demi-mesure. On fait des textes qui sont extrêmement difficiles à appliquer. Et vous imaginez bien que les policiers ont autre chose à faire que de courir ici ou là derrière des femmes qui portent un vêtement », explique le sénateur. « Emmanuel Macron est président de la République et il faut donc que son gouvernement prenne des textes à soumettre au Parlement pour préciser les textes en vigueur », appelle Hervé Marseille.

Pour le sénateur, l’État, mais pas seulement, devrait mieux surveiller ses recrutements. L’élu prend l’exemple de la RATP qui « a beaucoup recruté, et tant mieux, dans les cités, notamment dans l’Est parisien. Simplement le revers de la médaille, c’est qu’aujourd’hui on parle beaucoup de radicalisation ».

Burkini à Grenoble : « Une association proche des frères musulmans »

Hervé Marseille a fait le lien entre ce rapport sur la radicalisation des agents dans les services publics et la polémique du Burkini, qui est revenue dans l’actualité il y a quelques jours. « On voit très bien l’infiltration qui correspond à un mouvement dans la société. À partir de là, on voit bien ce qu’il s’est passé à Grenoble. Vous avez des femmes, on dit, « ce sont des mères de famille », tu parles ! C’est une association qui est connue et qui est proche des frères musulmans », a affirmé l’élu.

Le président du groupe centriste considère « qu’on ne peut pas, sous la pression, commencer à avoir des ségrégations communautaires dans le sport », avant d’avoir « la même chose demain dans l’école », alerte-t-il. Hervé Marseille maintient « qu’il faut que les élus puissent réagir ».

Retrouvez l’intégralité de l’émission du 28 juin 2019, à 14 heures et 18 heures sur les chaînes parlementaires.

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