Hervé Morin prend la tête des régions de France
C’est officiel, Hervé Morin est le nouveau président des régions de France. Renaud Muselier reprendra le flambeau en juin 2019. Il succède à Philippe Richert qui a démissionné après le très houleux Congrès des Régions, fin septembre. Hervé Morin annonce un possible retour des régions dans la Conférence des territoires.  

Hervé Morin prend la tête des régions de France

C’est officiel, Hervé Morin est le nouveau président des régions de France. Renaud Muselier reprendra le flambeau en juin 2019. Il succède à Philippe Richert qui a démissionné après le très houleux Congrès des Régions, fin septembre. Hervé Morin annonce un possible retour des régions dans la Conférence des territoires.  
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le centriste Hervé Morin, président de la Région Normandie, prend la tête des Régions de France. Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte D’Azur, lui succédera en juin 2019. Ils remplacent ainsi Philippe Richert (LR) qui a choisi de quitter la politique après le très électrique Congrès des régions de France, fin septembre à Orléans. L’annulation de 450 millions d’euros crédit promis par le précédent gouvernement avait provoqué la colère des élus. En signe de protestation, les présidents de régions avaient annoncé leur retrait de la Conférence nationale des territoires organisée par l’exécutif (Lire notre article). La prochaine Conférence des Territoires aura lieu le 14 décembre prochain. Hervé Morin annonce qu’il y aura des discussions avec l’exécutif en vue d’un possible retour des régions à la table des négociations.

Un partage de mandat entre Renaud Muselier et Hervé Morin

C’est une élection qui laissait planer peu de doute sur son résultat. Renaud Muselier (LR), président de la région Provence-Alpes-Côte D’Azur, et Hervé Morin se partage ce mandat. Renaud Muselier reprendra le flambeau en juin 2019. Un délai qui correspond à la fin de son mandat au parlement européen. « Nous avons construit un système où nous saurons partager les temps de l’action » précise Hervé Morin. Renaud Muselier confirme cet « accord » sur son compte Twitter. Le président de la région Provence-Alpes-Côte D’Azur entend former « un ticket pour porter la voix des régions » avec Hervé Morin.  

Vers une désescalade entre les régions et l’exécutif

Hervé Morin a annoncé qu’il demanderait « une rencontre avec les 18 présidents de régions » et le Premier ministre pour « retrouver le chemin de la confiance et de la cohérence. » Revenir à la table de la Conférence nationale des territoires ? Oui, mais à la condition d’obtenir « un référentiel budgétaire qui permette de nous amener jusqu’à 2022 sur un cadre stabilisé » détaille Hervé Morin. Le temps presse puisque la prochaine Conférence nationale des territoires aura lieu le 14 décembre prochain.

Le désormais président des régions de France compte produire un manifeste. « Ce document sera l’expression des 18 présidents de région sur ce que doit être la gouvernance publique et l’action politique dans notre pays. » Ce manifeste aura valeur de « feuille de route dans les discussions » avec l’exécutif.

Les régions contre la réforme de l’apprentissage

« Nous continuons à considérer que c’est une mauvaise idée que de vouloir confier l’apprentissage aux branches » professionnelles, déclare Hervé Morin. Le second volet des réformes sociales du gouvernement concerne notamment la formation professionnelle et l’apprentissage. Les régions craignent de perdre leurs prérogatives en matière d’apprentissage (lire notre article). De même pour la formation professionnelle, les régions souhaitent « bâtir la carte des formations. » Toujours sur la formation professionnelle, Hervé Morin réclame « une compétence totale et complète sur ce domaine. »

Lire aussi. Apprentissage : Muriel Pénicaud veut « une révolution copernicienne »

Partager cet article

Dans la même thématique

Hervé Morin prend la tête des régions de France
3min

Politique

« On est en droit de se poser des questions sur l’état mental de Donald Trump », pour Michel Cymes

Doit-on connaitre l’état de santé de ceux qui nous dirigent ? Doit-on évaluer leur santé mentale ? À l’affiche d’une pièce de théâtre, Michel Cymes interroge sur scène la question du secret médical des présidents élus et des candidats à la fonction suprême. Comment s’assurer de leurs capacités mentales et physiques sans trahir le secret médical ? À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, il répond aux questions de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Hervé Morin prend la tête des régions de France
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le