Venu inaugurer les jardins à la française du domaine national de Chambord, François Hollande a déclaré dimanche que "les monuments sont irréductibles à l'idéologie", évoquant au passage ce patrimoine historique mondial détruits par des "fanatiques".
"Les monuments sont irréductibles à l’enfermement idéologique. Ils affirment la dignité, le travail de l'homme qui construit lui-même sa destinée", a estimé le chef de l'Etat qui était accompagné par la ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay.
"C’est sans doute la raison qui conduit, hélas, un certain nombre de fanatiques à détruire les œuvres de l’humanité, le patrimoine, parce qu’ils sont conscients que, chaque fois qu’il y a une lumière qui vient du travail des hommes, c’est en contradiction avec leur vision effrayante du monde", a-t-il poursuivi.
François Hollande inaugure les jardins à la française du domaine national de Chambord (centre), le 19 mars 2017
AFP
François Hollande a rendu hommage au milliardaire américain, Stephen A. Schwarzman, qui "a apporté 3,5 million d'euros pour financer l'intégralité de la restitution des parterres à la française et aménager les terrasses". Par ce geste, décidé au moment des attentats, "ce qu'a fait M. Schwarzman, c'était aussi de rappeler l'amitié indéfectible entre la France et les Etats-Unis, une amitié qui a toujours résisté à tout, y compris aux intempéries politiques", a assuré le chef de l'Etat.
Ces jardins, qui ont existé pendant deux siècles avant de disparaître progressivement entre les deux guerres, ont été réalisés à l'identique, conformément aux plans de 1734. Situés au pied de la façade nord du château sur six hectares et demi, ils sont agrémentés notamment de 600 arbres, 800 arbustes et 200 rosiers, sans compter les quelque 15.000 plantes délimitant les bordures.
François Hollande inaugure les jardins à la française du domaine national de Chambord (centre), le 19 mars 2017
AFP
La décision de redessiner ces jardins avait été prise en décembre 2014, lors de la première visite sur le site de François Hollande en qualité de Président. Le chef de l'Etat a "soutenu le projet (...) C'est un signal fort de soutien, à la fois au tourisme mais aussi au patrimoine qui est un des facteurs d'une ouverture au monde, de la découverte de l'autre", a souligné Jean d'Haussonville, directeur du domaine national de Chambord. "Au printemps, les merisiers blancs plantés par dizaines, seront en floraison blanche. On vivra un moment de grâce absolue", s'est-il réjoui.
Qualifiant ce symbole de la Renaissance, dont la construction a été lancée par François 1er en 1519, de "château unique au monde", le président de la République a souligné: "Certains lieux ont une portée universelle. C’est le cas de Chambord. D’abord parce que Chambord est inscrit à l’UNESCO mais aussi parce que Chambord est un lieu familier à beaucoup de nos compatriotes et à beaucoup de visiteurs étrangers", où "chacun se souvient avoir été emmené (...) quand il était enfant puis, ensuite, comme parent, d’avoir également conduit ses propres enfants ici. Il y a un lien qui s’est établi générations après générations avec Chambord."
"Nous sommes les héritiers et en même temps les protagonistes des valeurs que portent Chambord (...)Le patrimoine bâti a ceci de merveilleux qu’il produit une émotion accessible à tous et que ce patrimoine se prête aussi à l’analyse des plus érudits", a souligné le président de la République.
François Hollande inaugure les jardins à la française du domaine national de Chambord (centre), le 19 mars 2017
AFP
Une conférence des donateurs du monde entier en vue de sauver le patrimoine mondial menacé se tiendra lundi à Paris, a rappelé François Hollande, soulignant que "la France est la première destination touristique au monde" avec "80 millions de visiteurs".
"Faire en sorte que nous puissions rétablir, réhabiliter ou sauver les œuvres qui sont saccagées, vendues, mises en cause par des fanatiques ou des terroristes. Cette mobilisation vaut également quand il y a eu des catastrophes naturelles", a précisé le chef de l'Etat, arrivé à Chambord peu avant 16h00.
Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…
En septembre 2026, les élections renouvèlent la moitié des sénateurs, dont six sont des élus représentant les Français inscrits à l’étranger. Ces sénateurs sont élus par un collège électoral à part, composé de 533 membres eux-mêmes élus au terme d’un processus complexe, actuellement en cours. Explications.
Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.
Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.