Hollande à Trump: « jamais bon de marquer la moindre défiance »
Le président François Hollande a demandé samedi à Donald Trump de ne pas marquer de signe de défiance envers la France, pays ami,...

Hollande à Trump: « jamais bon de marquer la moindre défiance »

Le président François Hollande a demandé samedi à Donald Trump de ne pas marquer de signe de défiance envers la France, pays ami,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président François Hollande a demandé samedi à Donald Trump de ne pas marquer de signe de défiance envers la France, pays ami, en réaction aux propos du président américain sur "Paris n'est plus Paris".

"Ce n’est jamais bon de marquer la moindre défiance à l'égard d'un pays ami", a dit M. Hollande lors de sa visite au Salon de l'agriculture.

"Moi, c’est ce que je ne fais pas à l'égard d’un pays ami et je demande que le président américain ne le fasse pas à l'égard de la France", a-t-il ajouté.

"Paris n'est plus Paris": Donald Trump a cité vendredi "un ami" qui ne met plus les pieds dans la capitale française, pour défendre sa politique migratoire en prenant la France, la Suède et l'Europe en général comme contre-exemples.

"La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l'Amérique s'ils ne peuvent entrer dans notre pays", a-t-il lancé lors de la grande conférence annuelle des conservateurs CPAC.

Interrogé sur ces propos, François Hollande a rappelé que Donald Trump lui avait fait part récemment au téléphone de "tout l'amour qu’il portait à Paris et à la France, qu’il aimait la France et qu'il n'y avait pas plus beau pays que la France".

"Alors j’imagine que ce doit être sa pensée. Si c’est sa pensée, j'imagine qu’il l’exprimera", a ajouté M. Hollande.

"Heureusement, depuis plusieurs mois les touristes américains sont revenus en nombre parce qu’ils voient" que les autorités françaises font "un effort considérable pour assurer la sécurité", a dit le président français.

"Et je ne ferai pas de comparaison mais ici il n’y a pas de circulation d’armes, il n’y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule", a poursuivi M. Hollande.

"Toulouse, Charlie, Bataclan, Nice... comment François Hollande peut-il ainsi effacer les victimes ?", a répondu sur Twitter François Fillon, candidat de la droite à l'élection présidentielle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hollande à Trump: « jamais bon de marquer la moindre défiance »
5min

Politique

Saint-Etienne : le stade Geoffroy-Guichard et l’AS Saint-Etienne s’invitent dans le débat des municipales

Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.

Le

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
9min

Politique

Municipales : Bruno Retailleau dénonce « les accords de la honte » entre PS et LFI, Patrick Kanner l’accuse d’être « le Canada Dry du RN »

Alors que le président des LR, Bruno Retailleau, dénonce « les accords de la honte » entre le PS et LFI dans « 62 » communes, il accuse les responsables de gauche d’être « une bande de tartuffes ». En réponse, Pierre Jouvet, numéro 2 du PS, prépare aussi sa carte des accords entre droite et extrême droite et pointe « les listes communes entre LR et RN ». « Bruno Retailleau sert la soupe au RN », ajoute Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.

Le

The Epstein Files Illustrations
3min

Politique

Affaire Epstein : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Dans un courrier adressé au président du Sénat, Gérard Larcher, Le sénateur LR, Henri Leroy et 15 de ses collègues de la droite et du centre appellent solennellement la chambre haute à mettre en place une commission d’enquête « relative aux implications institutionnelles et aux éventuels dysfonctionnements publics liés à l’affaire Epstein ».

Le