François Hollande a rendu hommage à l'Afrique en accueillant chaleureusement mardi à Paris le président guinéen Alpha Condé, également président en exercice de l'Union africaine, pour l'ultime visite d'Etat d'un dirigeant étranger à l'Elysée de son quinquennat.
"C'est la dernière visite d'Etat que j'organise et je souhaitais que ce soit à la fois pour Alpha Condé, pour la Guinée, et pour l'Union africaine", a déclaré le président de la République dans une forme d'adieu et de testament au continent africain.
François Hollande (g) accueillant le président Guinéen Alpha Condé, à l'Elysée à Paris, le 11 avril 2017
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"La France vis-à-vis de l'Afrique n'intervient plus comme une puissance tutélaire. Ce temps-là est terminé. La France n'intervient pas pour gérer ses propres intérêts, elle a à faire valoir la qualité de ses entreprises. La France n'intervient pas pour faire infléchir ou pour faire changer des règles politiques, des régimes électoraux. Elle est en soutien de l'Afrique parce qu'elle pense que ce grand continent a un grand potentiel et aussi des difficultés qu'il faut régler", a déclaré M. Hollande dont l'action en Afrique a été durant cinq ans très intense.
François Hollande (g) accueillant le président Guinéen Alpha Condé sur le perron de l'Elysée à Paris, le 11 avril 2017
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Sa décision le 11 janvier 2013 d'envoyer les troupes françaises au Mali pour stopper l'offensive de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda aura marqué son mandat, de même que l'engagement de la France en Centrafrique, et au Sahel.
Le chef de l'Etat s'est aussi félicité des bonnes relations entre Paris et Conakry, où il avait été le premier dirigeant occidental à se rendre en pleine épidémie d'Ebola en novembre 2014.
A l'issue de l'entretien, des contrats ont été signés, notamment pour aider au développement en Guinée des énergies renouvelables et de la recherche médicale.
Le président guinéen Alpha Condé (g) et François Hollande, lors d'une visite d'Etat à l'Elysée, à Paris, le 11 avril 2017
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"Les Africains sont très reconnaissants au président Hollande pour tout ce qu'il a fait pour l'Afrique", a de son côté affirmé Alpha Condé, soulignant aussi qu'entre la Guinée et la France "une nouvelle page désormais" est ouverte "grâce à mon ami Hollande".
"Il est important que les problèmes africains soient désormais résolus par les Africains. C'est le point de vue du président Hollande, j'espère que ça continuera d'être le point de vue avec les dirigeants français", a-t-il dit alors que mi-mai, François Hollande donnera les clés de l'Elysée à son successeur.
Il s'agissait de la dernière réception de chef d'Etat à l'Elysée du mandat de François Hollande
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"Il faut qu'on accepte que l'Afrique définisse sa voie pour le développement et sa voie démocratique. Bien sûr il y a les principes universels de la démocratie mais il faut qu'on cesse de prendre l'Afrique comme un seul Etat, il y a beaucoup d'Etats avec des différences", a plaidé le dirigeant demandant "qu'il y ait moins de dogmatisme" et qu'on "laisse" les pays africains définir leurs voies de développement et de "stabilité".
Après sa visite à l'Elysée où il doit revenir dans la soirée pour un dîner d'Etat, le président guinéen a rencontré le leader d'En Marche! Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle.
Lors de ce rendez-vous qui ne figurait pas dans son programme officiel, le président guinéen a eu avec l'ex-conseiller et ministre de l'Economie de François Hollande "un échange sur les sujets de sécurité et du développement économique", a indiqué l'entourage de M. Macron à l'AFP.
La journée de manifestation du 6 octobre a fait le tour des médias internationaux. Entre des inquiétudes sur la situation financière et budgétaire de la France et une véritable attention aux revendications des lycéens, la presse internationale offre un regard particulier sur la mobilisation de la jeunesse.
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».