Hollande: il ne peut y avoir de manifestation mettant « en cause la justice »
François Hollande a estimé jeudi à Furiani (Haute-Corse) qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les...

Hollande: il ne peut y avoir de manifestation mettant « en cause la justice »

François Hollande a estimé jeudi à Furiani (Haute-Corse) qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande a estimé jeudi à Furiani (Haute-Corse) qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les institutions, la justice", à trois jours d'un rassemblement organisé à Paris par François Fillon (LR).

"Il y a un débat électoral, il doit se poursuivre pour l'élection présidentielle, mais il n’autorise pas tout", a souligné le chef de l’État, interrogé en marge d'un déplacement en Corse par la presse sur le rassemblement organisé au Trocadéro dimanche par le candidat de la droite, qui multiplie les critiques contre la justice depuis sa mise en cause dans une affaire d'emplois fictifs présumés.

"J'appelle maintenant à la responsabilité parce que ce n’est plus acceptable. Il faut que ce candidat prenne sa responsabilité", a ajouté le président de la République.

"Il ne peut pas y avoir de manifestations dans notre pays, dans notre République, qui puisse mettre en cause les institutions, la justice ou le travail de la police dans le cadre des enquêtes", a-t-il fait valoir.

"Je déplore profondément qu’il puisse y avoir cette mise en cause et cette interpellation par la rue de ce que sont nos règles de droit", a prévenu M. Hollande.

Enfin, interrogé sur le fait de savoir si M. Fillon pouvait encore se maintenir, il a répondu: "Ce n'est pas à moi de le dire."

Le député LR Jérôme Chartier, conseiller spécial de François Fillon, avait annoncé mercredi qu'un rassemblement de soutien au candidat de la droite à la présidentielle était prévu dimanche après-midi place du Trocadéro à Paris.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hollande: il ne peut y avoir de manifestation mettant « en cause la justice »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le