Hollande: il ne peut y avoir de manifestation mettant « en cause la justice »
François Hollande a estimé jeudi à Furiani (Haute-Corse) qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les...

Hollande: il ne peut y avoir de manifestation mettant « en cause la justice »

François Hollande a estimé jeudi à Furiani (Haute-Corse) qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande a estimé jeudi à Furiani (Haute-Corse) qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les institutions, la justice", à trois jours d'un rassemblement organisé à Paris par François Fillon (LR).

"Il y a un débat électoral, il doit se poursuivre pour l'élection présidentielle, mais il n’autorise pas tout", a souligné le chef de l’État, interrogé en marge d'un déplacement en Corse par la presse sur le rassemblement organisé au Trocadéro dimanche par le candidat de la droite, qui multiplie les critiques contre la justice depuis sa mise en cause dans une affaire d'emplois fictifs présumés.

"J'appelle maintenant à la responsabilité parce que ce n’est plus acceptable. Il faut que ce candidat prenne sa responsabilité", a ajouté le président de la République.

"Il ne peut pas y avoir de manifestations dans notre pays, dans notre République, qui puisse mettre en cause les institutions, la justice ou le travail de la police dans le cadre des enquêtes", a-t-il fait valoir.

"Je déplore profondément qu’il puisse y avoir cette mise en cause et cette interpellation par la rue de ce que sont nos règles de droit", a prévenu M. Hollande.

Enfin, interrogé sur le fait de savoir si M. Fillon pouvait encore se maintenir, il a répondu: "Ce n'est pas à moi de le dire."

Le député LR Jérôme Chartier, conseiller spécial de François Fillon, avait annoncé mercredi qu'un rassemblement de soutien au candidat de la droite à la présidentielle était prévu dimanche après-midi place du Trocadéro à Paris.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le