Hollande: il ne peut y avoir de manifestation mettant « en cause la justice »
François Hollande a estimé jeudi à Furiani (Haute-Corse) qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les...

Hollande: il ne peut y avoir de manifestation mettant « en cause la justice »

François Hollande a estimé jeudi à Furiani (Haute-Corse) qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande a estimé jeudi à Furiani (Haute-Corse) qu'il ne pouvait y avoir de manifestation qui "remette en cause les institutions, la justice", à trois jours d'un rassemblement organisé à Paris par François Fillon (LR).

"Il y a un débat électoral, il doit se poursuivre pour l'élection présidentielle, mais il n’autorise pas tout", a souligné le chef de l’État, interrogé en marge d'un déplacement en Corse par la presse sur le rassemblement organisé au Trocadéro dimanche par le candidat de la droite, qui multiplie les critiques contre la justice depuis sa mise en cause dans une affaire d'emplois fictifs présumés.

"J'appelle maintenant à la responsabilité parce que ce n’est plus acceptable. Il faut que ce candidat prenne sa responsabilité", a ajouté le président de la République.

"Il ne peut pas y avoir de manifestations dans notre pays, dans notre République, qui puisse mettre en cause les institutions, la justice ou le travail de la police dans le cadre des enquêtes", a-t-il fait valoir.

"Je déplore profondément qu’il puisse y avoir cette mise en cause et cette interpellation par la rue de ce que sont nos règles de droit", a prévenu M. Hollande.

Enfin, interrogé sur le fait de savoir si M. Fillon pouvait encore se maintenir, il a répondu: "Ce n'est pas à moi de le dire."

Le député LR Jérôme Chartier, conseiller spécial de François Fillon, avait annoncé mercredi qu'un rassemblement de soutien au candidat de la droite à la présidentielle était prévu dimanche après-midi place du Trocadéro à Paris.

Partager cet article

Dans la même thématique

LA ROCHELLE : French socialist party summer camp.
5min

Politique

Le sénateur Ronan Dantec à pied d’œuvre pour faire de la social-écologie le socle du rassemblement de la gauche en 2027

À l’initiative d’Ensemble sur nos territoires (ESNT), un mouvement d’élus locaux lancé par le sénateur écologiste Ronan Dantec, plusieurs responsables de gauche sont conviés à Montreuil, le 11 avril, pour se prononcer sur la mise en place d’une plateforme programmatique commune. L’objectif : faire de la « social-écologie » un instrument de rassemblement et de reconquête des classes populaires en vue de 2027.

Le

Clairefontaine: Celebration of French Training Model’s 50 Years
3min

Politique

Municipales à Lyon : l’écart se resserre entre Jean-Michel Aulas et le maire sortant Grégory Doucet, selon un nouveau sondage

A trois jours du premier tour des élections municipales, un sondage Opinionway commandé par CNews, Europe 1 et le JDD l’ancien président de l’Olympique lyonnais seraît en tête du premier tour avec 43 % des suffrages exprimés. Cependant, le maire écologiste sortant rattrape du terrain en remportant 3 points supplémentaires par rapport au mois dernier. Un duel qui s’annonce serré dans la quatrième ville la plus peuplée de France.

Le

PARIS, RASSEMBLEMENT DU PERSONNEL PERISCOLAIRE.
8min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : la crise enflamme la campagne municipale à Paris

À quelques jours du premier tour des élections municipales, une nouvelle affaire de violences sexuelles présumées impliquant un animateur du périscolaire relance une crise qui secoue les écoles parisiennes depuis plusieurs mois. Entre révélations judiciaires, colère des familles et affrontements politiques, le dossier est devenu l’un des sujets les plus sensibles de la campagne dans la capitale.

Le

VISITE BRUNO RETAILLEAU LE HAVRE
8min

Politique

Présidentielle 2027 : l’idée d’une primaire ouverte à droite fait son chemin

Dans la perspective de la présidentielle, Gérard Larcher a appelé à un rassemblement du centre et de la droite républicaine derrière un candidat unique. Le président du Sénat a même indiqué qu’il pourrait soutenir Gabriel Attal s’il sortait vainqueur d’une primaire ouverte à l’automne face à un candidat LR.

Le