Hollande: “Je laisse la France dans un état bien meilleur”

Hollande: “Je laisse la France dans un état bien meilleur”

L'ancien président de la République François Hollande a déclaré dimanche qu'il laissait "la France dans un état bien meilleur" qu...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ancien président de la République François Hollande a déclaré dimanche qu'il laissait "la France dans un état bien meilleur" qu'il ne l'avait trouvée en 2012, appelant le Parti socialiste, sorti laminé de la présidentielle, à se réinventer.

Devant les militants et cadres réunis dans la cour du siège du parti rue de Solférino, François Hollande, qui venait de transmettre les clés de l'Elysée à son successeur Emmanuel Macron, a expliqué qu'il venait là, comme avant lui François Mitterrand en 1995, pour "retrouver des souvenirs, des visages", mais aussi "parce que sans vous, sans le mouvement que vous portez, sans la force que vous incarnez, je n'aurais jamais présidé la France".

Mais l'ancien Premier secrétaire du PS qui dirigea le parti durant 11 ans (1997 à 2008) a aussi et surtout appelé au sursaut le Parti socialiste, après la débâcle de son candidat Benoît Hamon à la présidentielle.

"Je vous appelle vraiment à inventer, à imaginer l'avenir que vous devez présenter à notre peuple, à ne pas vous abandonner à l'incantation à l'illusion, ne pas céder à la confusion", a-il ainsi lancé alors que le PS est plus que jamais fragmenté.

Le Parti socialiste devra "poursuivre le mouvement" même si celui-ci doit donner naissance "à des formes nouvelles, à d'autres modes d'organisations, à des structures différentes d'aujourd'hui", a estimé M. Hollande.

"Mais je ne doute pas que ce qu'avant nous des générations ont conçu à travers ce beau mot de socialisme durera et perdurera", a-t-il assuré

"Il n'y a pas pire menace que celle qui verrait notre pays douter de la démocratie, se diviser comme il l'a été hélas dans ce scrutin entre ceux qui se réfugient dans la peur, le repli et ceux qui continuent à avoir l’ouverture la démocratie", a mis en garde l'ex-locataire de l'Elysée.

Le deuxième président socialiste de la Ve République a également rappelé que "la période la plus difficile" pour une formation politique "c'est quand on est dans l'opposition, parce que c'est alors le doute qui commence à s'installer", soulignant que lui-même avait connu "des périodes difficiles" avant le retour de la gauche au pouvoir en 2012.

"C'est tellement plus simple de regarder, de contester et de déplorer (...) sans jamais mettre les mains dans le moteur qui permet de faire avancer le pays", a-t-il averti.

Rappelant "les attentats horribles" qui ont frappé la France sous son quinquennat et comment il avait aidé "les Français à tenir bon", il a eu un mot pour son ex-conseiller et ministre désormais à l'Elysée, affirmant être "sûr que le nouveau président Emmanuel Macron aura cette même mission qui est de réconcilier et de rassembler notre peuple et de veiller à ce que les forces obscures ne puissent pas jouer les uns contre les autres".

Deux des trois ex-premiers ministres, Jean-Marc Ayrault et Bernard Cazeneuve, étaient présents à Solférino pour cet au revoir avec quelques ex-membres du gouvernement sortant comme Stéphane Le Foll, Myriam El Khomri, Juliette Méadel.

Avant de quitter les lieux, M. Hollande a reçu en cadeau un tableau d'une jeune artiste, Catherine Duchêne, intitulé "la Belle étoile".

Dans la même thématique

Hollande: “Je laisse la France dans un état bien meilleur”
7min

Politique

Européennes : « La tentation d’un pacte brun, à la fois sur l’écologie et les idéologies, nous menace », alerte l’écologiste David Cormand

Dans la dernière ligne droite de la campagne des européennes, trois candidats, chacun à la seconde place de leur liste, sont venus sur le plateau d’Extra Local : Céline Imart pour la liste LR, David Cormand pour la liste des Ecologistes et Guillaume Peltier pour Reconquête. Ils se sont exprimés notamment sur l’immigration, la future présidence de la Commission européenne ou le nucléaire.

Le

French Prime Minister Gabriel Attal visit in Valence
7min

Politique

Délinquance des mineurs : après l’avoir supprimée, le gouvernement veut réintroduire la comparution immédiate

Un peu plus d’un mois après ses annonces destinées à « renouer avec les adolescents et juguler la violence », Gabriel Attal a esquissé des nouvelles pistes sur la justice pénale des mineurs qu’il souhaite voir intégrer dans un projet de loi d’ici la fin de l’année, notamment la possibilité d’être jugé à partir de 16 ans en comparution immédiate. Une procédure qui avait été supprimée lors de la réforme de la justice pénale des mineurs en 2021.

Le