Hollande: « La Russie prend une lourde responsabilité » en mettant son véto sur la Syrie
François Hollande a estimé mercredi que la Russie avait pris "une lourde responsabilité" en opposant son veto au projet de...

Hollande: « La Russie prend une lourde responsabilité » en mettant son véto sur la Syrie

François Hollande a estimé mercredi que la Russie avait pris "une lourde responsabilité" en opposant son veto au projet de...
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François Hollande a estimé mercredi que la Russie avait pris "une lourde responsabilité" en opposant son veto au projet de résolution du conseil de sécurité de l'Onu sur la Syrie accusant Moscou de protéger "systématiquement son "allié Assad", selon un communiqué de la présidence française.

"C’est la huitième fois que la Russie choisit de s’opposer ainsi à la majorité du Conseil", a déploré le chef de l'Etat soulignant que "La France n’avait ménagé aucun effort, y compris vis-à-vis de la Russie, pour réunir un consensus" sur la résolution.

Celle-ci, proposée par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, visait à répondre à l'attaque présumée avec des agents neurotoxiques dans la localité syrienne de Khan Cheikhoun le 4 avril, qui a fait 87 morts dont 31 enfants.

La Russie prend ainsi "une lourde responsabilité en s’opposant systématiquement, pour protéger son allié Assad, à un traitement multilatéral du dossier syrien", estime le président français.

Selon lui, "seul le rassemblement de la communauté internationale en faveur d’une transition politique en Syrie permettra à ce pays martyr de retrouver la paix, la stabilité et la souveraineté" et "la France continuera à se mobiliser en ce sens".

"Cette décision est incompréhensible et injustifiable", a réagi dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

"Ce nouvel épisode ne fait que renforcer la détermination de la France à faire toute la lumière sur la barbarie du régime de Bachar Al Assad dont le peuple syrien est la première victime", précise plus loin M. Ayrault qui "appelle la communauté internationale à (...) prendre les décisions qui s'imposent pour mettre un terme, à travers une solution politique, à la tragédie syrienne".

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