Hollande, retour à Vaulx-en-Velin

Hollande, retour à Vaulx-en-Velin

Le président de la République s’est rendu ce mardi à Vaulx-en-Velin, dans la métropole lyonnaise, cinq ans après sa visite dans la ville durant la campagne présidentielle de 2012.
Public Sénat

Par Pierre de Boissieu

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Accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et d’Hélène Geoffroy, secrétaire d’Etat à la Ville, François Hollande était en déplacement à Vaulx-en-Velin (Auvergne-Rhône-Alpes) ce mardi, sur le thème de la politique de la ville.

François Hollande a présenté un projet de rénovation urbaine pour la ville, devant plusieurs collectifs. Plus tôt dans la matinée, il avait été en liaison directe avec le spationaute Thomas Pesquet, en présence d’enfants d’une classe de CM2.

Lors de la campagne présidentielle de 2012, le candidat socialiste avait effectué une visite dans ce lieu symbolique de la politique de la ville et avait détaillé son programme pour les quartiers défavorisés.

« Un territoire pas tout à fait comme les autres »

« Ici, ce n’est pas un territoire tout à fait comme les autres. C’est un territoire qui a une histoire intimement liée à la politique de la ville » a déclaré le président de la République en fin de matinée, dans une allocution à l’Ecole nationale des travaux publics et de l’environnement, située à Vaulx-en-Velin.

« C’est une ville qui a traversé des épreuves, qui a connu des crises, qui a vécu des violences, et puis une ville qui s’est redressée, rénovée » a expliqué François Hollande, faisant référence aux émeutes qui se sont déroulées dans la ville en 1979 et dans les années 90. Le déplacement présidentiel avait débuté au quartier du Mas du Taureau, un lieu symbolique de l’histoire de Vaulx-en-Velin. En effet, c’est là qu’en octobre 1990 avaient éclaté des émeutes ayant reçu une grande couverture médiatique, à la suite de la mort d'un jeune motard tentant de forcer un barrage de police.

François Hollande a rappelé que c’est à Bron, commune contiguë à Vaulx-en-Velin, qu’en octobre 1990, aux « Assises de Banlieues », François Mitterrand avait annoncé la création du premier ministère de la Ville, confié à Michel Delebarre. En outre, en janvier 2008, Nicolas Sarkozy avait choisi Vaulx-en-Velin pour présenter son plan « espoir banlieues ». Celui-ci avait alors été qualifié de « plan Marshall » pour les quartiers.

L’heure du bilan

« C’est vrai qu’il y a un peu plus de cinq ans, j’étais déjà à Vaulx-en-Velin. (...) J’avais promis d’y revenir comme président. C’est fait » a déclaré François Hollande ce matin, au cours de son allocution.

En 2012, le candidat socialiste avait présenté ses propositions pour les quartiers défavorisés et raillé ce « plan Marshall ». « Les banlieues n'attendent pas un plan Marshall, d'ailleurs elles ne savent même pas qui est Marshall, mais de la considération, du respect, des politiques durables » avait-il ironisé.

François Hollande proposait alors une plus grande concentration de moyens et une application plus intense qu'ailleurs des propositions phares de son programme : l’application du « contrat de génération » aux quartiers, la création de 150 000 « emplois aidés » et l’embauche de 60 000 personnes dans l'éducation nationale.

Cinq ans plus tard, le président a défendu son bilan en matière de politique urbaine, reconnaissant que « c’est long pour ceux qui attendent un tramway. » « Mais ce que l’on fait, c’est à l’échelle d’une génération » a-t-il expliqué. François Hollande a loué la politique d’apaisement conduite durant son quinquennat. « Je m’honore qu’il n’y ait pas eu de révoltes dans les banlieues » s’est-il félicité. Par ailleurs, il a déclaré « qu'après trois ans de politique de la ville, le chômage des jeunes a reculé de 10 %. »


 

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