François Hollande a salué vendredi à bord du Charles de Gaulle les "résultats impressionnants" obtenus selon lui par la coalition internationale...
Hollande salue les progrès de la coalition anti-EI à bord du Charles de Gaulle
François Hollande a salué vendredi à bord du Charles de Gaulle les "résultats impressionnants" obtenus selon lui par la coalition internationale...
Par Hervé ASQUIN
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François Hollande a salué vendredi à bord du Charles de Gaulle les "résultats impressionnants" obtenus selon lui par la coalition internationale engagée contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, confirmant le retour du porte-avions "dans les prochains jours" à Toulon.
"Chaque jour, grâce à vous, nous repoussons un peu plus cette organisation terroriste maintenant retranchée dans quelques bastions", a lancé le chef de l'Etat et des armées devant des centaines de marins du navire déployé en Méditerranée orientale.
Depuis le début de l'opération, en septembre 2014, "nos avions ont conduit au-dessus de l'Irak et de la Syrie 5.000 sorties et neutralisé 1.600 objectifs", a-t-il souligné dans l'immense hangar aviation du porte-avions, devant quelques-uns des 24 Rafale embarqués.
François Hollande s'exprime lors d'une visite à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale, le 9 décembre 2016
POOL/AFP
"Les résultats sont impressionnants, des villes ont été reconquises en Irak, Mossoul commence à l'être, des lignes de défense ont été percées", s'est-il félicité, évoquant aussi "les Forces démocratiques qui se rapprochent de Raqa", bastion de l'EI en Syrie.
Au moment où il s'exprimait, plusieurs avions de combat Rafale étaient catapultés dans un vacarme assourdissant.
D'ultimes missions opérationnelles sans doute, l'amiral Olivier Lebas, commandant du "groupe aéronaval" - le porte-avion et son escorte- ayant précisé que la flottille devait quitter sa zone d'opérations le soir même.
"Dans quelques jours, le Charles de Gaulle va rentrer à quai", a confirmé le chef de l'Etat, mais "qu'il n'y ait pas de doute là dessus", a-t-il averti : "Les opérations en Irak et en Syrie vont se poursuivre avec des avions de l'armée de l'air déployés sur des bases avancées" au Levant.
"Nous frapperons et frapperons encore pour soutenir les forces locales" qui combattent l'EI, a-t-il insisté.
Des Rafale sur le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale, le 9 décembre 2016
POOL/AFP
François Hollande a par ailleurs déploré le veto opposé par la Russie à toute condamnation du régime syrien de Bachar al-Assad engagé dans une violente offensive depuis le 15 novembre pour reprendre les quartiers rebelles d'Alep.
- 'Au-delà de mon mandat' -
"Alep, la deuxième ville syrienne, est une ville martyre (...) écrasée sous les obus et les bombes, la population est prise en otage, les plus fragiles sont délibérément visés dans les écoles, dans les hôpitaux, s'il y en a encore", a-t-il déploré.
François Hollande s'exprime à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale, le 9 décembre 2016
POOL/AFP
Mais François Hollande s'est aussi érigé en protecteur des armées françaises, faisant valoir une augmentation des ressources, le respect de la loi de programmation militaire ou l'annulation de 10.000 suppressions de postes.
"Cet effort de défense, il faudra le poursuivre avec constance au-delà de mon mandat", a-t-il insisté, une semaine après avoir annoncé qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession.
"Seuls les plus naïfs peuvent croire que le monde sera moins dangereux, moins incertain dans les années à venir", a-t-il encore souligné.
François Hollande, qui effectuait sa troisième visite sur le porte-avions en mission, s'est rendu au Central Opération, le coeur battant du navire puis s'est entretenu avec des pilotes.
De retour à son port d'attache de Toulon, le Charles de Gaulle, unique porte-avions français, restera à quai pendant 18 mois pour une période d'entretien.
Le chef de l'Etat français s'est ensuite rendu à Chypre et a remercié son homologue Nicos Anastasiades pour avoir permis au porte-avions français de faire des escales dans cette île proche des côtes syriennes.
Il a par ailleurs souligné que la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, était "tout à fait prête à être partie prenante" au processus de paix en cours sous l'égide des Nations unies pour réunifier l'île après un conflit "qui a trop duré".
Chypre est divisée depuis que l'armée turque a envahi en 1974 sa partie nord, en réaction à un coup d’État visant à rattacher le pays à la Grèce et qui avait suscité l'inquiétude de la minorité turcophone de l'île.
Les dirigeants chypriotes grec et turc doivent se retrouver à Genève en janvier pour tenter de s'accorder sur une réunification.
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