Hollande souhaite le score “le plus élevé” pour Emmanuel Macron

Hollande souhaite le score “le plus élevé” pour Emmanuel Macron

François Hollande a estimé vendredi qu'il "fallait" qu'Emmanuel Macron obtienne "le score le plus élevé" au second tour de la...
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François Hollande a estimé vendredi qu'il "fallait" qu'Emmanuel Macron obtienne "le score le plus élevé" au second tour de la présidentielle dimanche.

"Il faut qu'il y ait le score le plus élevé pour Emmanuel Macron et donc, forcément, le plus bas pour l'extrême droite", a déclaré le président sortant en marge d'une visite à Campsas (Tarn-et-Garonne).

"Ce qui va compter, c'est le score, le résultat, l'ampleur", a-t-il dit.

Marine Le Pen était arrivé en tête (26,69%) au premier tour de la présidentielle dans ce département, loin devant Emmanuel Macron (20,65%). Au premier tour de la présidentielle de 2012, François Hollande y était arrivé en tête avec 27,63%.

Le président socialiste a, à ce titre, évoqué son "regret" que "le FN soit à ce niveau et qu'il soit au second tour". "J'ai le regret de ne pas avoir convaincu les Français de ne pas faire ce choix, même s'ils ne l'ont pas fait puissamment".

Le président a par ailleurs tenu à souligner l'enjeu du second tour, pour la France et le monde.

"Soyons conscients des enjeux, ce qui va se produire est un choix pour la France (...) mais c'est aussi un choix pour l'Europe et pour le monde. Le monde se demande ce que va faire la France, si elle va être conforme à son Histoire ou est-ce qu'elle va sombrer. Même un ancien président américain s'est prononcé. Ce qui va se passer en France va déterminer l'avenir de l'Europe", a-t-il déclaré.

Appelant à une "France ouverte", M. Hollande a souligné les dangers de la sortie de l'euro lors d'une visite à l'usine Liebherr-Aerospace de Campsas, à une demi-heure environ de Toulouse, une entreprise aéronautique qui exporte plus de 90% de sa production.

"L'euro, c'est la monnaie de tous et notre monnaie depuis 2002. Ceux qui ne veulent plus de l'euro nous proposent deux monnaies, une pour la poche droite, une pour la poche gauche", a-t-il raillé.

Prenant l'exemple de l'aéronautique, M. Hollande a estimé que ce secteur, primordial pour l'économie française, "ne pourrait pas survivre" si la France sortait de l'euro, rappelant que le géant Airbus était "un ensemble européen". Le patron allemand d'Airbus, Tom Enders, a récemment apporté son soutien à Emmanuel Macron.

Le président a ainsi fait de sa visite dans l'usine de Campsas, qui fabrique des pièces de systèmes d'air d'avions, l'exemple d'une mondialisation qui réussit: ce site a été racheté par le groupe suisse Liebherr en 2001 mais "pas pour le délocaliser", a souligné M. Hollande, mais pour y investir et créer des emplois (170 actuellement).

"Le robot est une facteur de création d'emplois", a-t-il martelé après avoir fait un tour de ce qu'il a qualifié d'"usine du futur", dont les lourds investissements ont été facilités, selon lui, par les allègements d'impôts et de charges mis en place pendant son quinquennat.

"Ce ne sont pas des cadeaux mais des soutiens aux salariés car ce sont des salariés qui vont se retrouver avec des possibilités d'embauche", a-t-il affirmé.

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