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Hommage aux victimes du 7 octobre : la participation de LFI suscite la polémique

A la veille de l’hommage national rendu aux victimes de l’attaque du 7 octobre, la présence des parlementaires de La France insoumise est contestée alors qu’un collectif de familles de victimes a demandé au président de la République de les exclure.
Henri Clavier

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Publié le

 « Quand la Nation pleure ses morts, on devrait pouvoir se rassembler sans polémique, ni politique », déclarait François Ruffin, ce 6 février sur France Inter, conscient des critiques que suscite la présence des élus LFI à l’hommage national du 7 février. Un hommage annoncé le 16 janvier par Emmanuel Macron qui doit se tenir aux Invalides. Alors que l’organisation d’un hommage national pour les victimes françaises des attaques du Hamas est une demande forte depuis le 7 octobre, l’exécutif avait d’abord décidé d’attendre la libération de tous les otages français détenus à Gaza. Alors que quatre otages français ont été libérés, trois ressortissants sont toujours détenus à Gaza. Cette cérémonie en hommage aux 42 victimes françaises ainsi qu’aux otages sera « placée sous le signe universel de la lutte contre l’antisémitisme et à travers lui […] toutes les formes de haine, de racisme et d’oppression envers des minorités », informe l’Elysée. Invité, le président d’Israël, Isaac Herzog ne sera pas présent, pour des raisons d’agenda.

Les parlementaires invités à l’hommage national aux Invalides

Après les attaques du Hamas, LFI avait fait référence à des “crimes de guerre” et refusait de qualifier le mouvement islamiste de groupe terroriste. Quelques jours après les attaques, la députée insoumise de Paris, Danièle Obono, avait affirmé que le Hamas est un « mouvement de résistance qui se définit comme tel ». Pour ces raisons, plusieurs familles de victimes ont adressé un courrier à Emmanuel Macron le priant de ne pas convier LFI à l’hommage national. « Entre indécence, absence de respect, relativisme et négationnisme, La France insoumise et ses porte-parole se sont illustrés par des propos gravissimes depuis le pogrom du 7 octobre », soutient la lettre du collectif No Silence. Le collectif accuse également LFI d’avoir une responsabilité dans l’augmentation du nombre d’actes antisémites depuis le 7 octobre. Pour rappel, 1 646 actes antisémites ont été recensés en 2023 contre 436 en 2022. Cependant, le protocole des cérémonies officielles et républicaines implique l’invitation des parlementaires lors de l’hommage national. Chacun est donc libre de venir.

LFI ne veut pas faire de la cérémonie « un moment de politique »

Absents lors de la marche contre l’antisémitisme qu’ils considéraient comme biaisée par la participation de l’extrême droite, les cadres de LFI avaient rapidement fait savoir leur intention de se rendre à la cérémonie. Une présence déjà annoncée le 23 janvier par Mathilde Panot, présidente du groupe insoumis à l’Assemblée nationale. « Il n’est nullement dans nos intentions de transformer un moment d’hommage national en un moment de politique », a voulu rassurer le coordinateur de LFI, Manuel Bompard sur BFM, ce 4 février. « 42 Français ont été tués, il est normal et important que la France leur rende hommage, nous comprenons la peine, le chagrin des familles et nous le partageons », assure Manuel Bompard.

Malgré cela, Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, appelait les députés insoumis, le 31 janvier, à « interroger leur conscience » et à faire preuve de décence en ne participant pas à l’hommage national. Un constat partagé par Xavier Bertrand (LR) qui qualifie de « honte » la présence des députés LFI à l’hommage national.

Ce 6 février, le député insoumis de la Somme, François Ruffin a rejoint la position de Manuel Bompard affirmant que « quand la nation pleure ses morts, on devrait pouvoir se rassembler sans polémique, ni politique. Néanmoins, sans donner d’information sur sa participation, François Ruffin affirme comprendre la douleur et considère « que des parents qui pleurent leurs enfants ont tous les droits ».

Un « temps mémoriel » envisagé pour les victimes françaises à Gaza

« Je crois qu’il faut rendre hommage […] aux Franco Israéliens et aux Franco Palestiniens qui sont morts, que ce soit dans les crimes de guerre commis par le Hamas ou dans les crimes de guerre commis par Netanyahou », déclarait Mathilde Panot, le 23 janvier. Une proposition reprise par l’exécutif qui envisagerait d’organiser un « temps mémoriel » pour les victimes françaises à Gaza à une date qui reste indéterminée.

 

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