Politique
La SNCF a inauguré une nouvelle offre premium dans les TGV Paris-Lyon réservée aux passagers de plus de 12 ans. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une tendance à l’exclusion des enfants et, par ricochet, des familles.
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Par Public Sénat
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Ce matin au groupe LR du Sénat, on a vu « un homme d’Etat et des candidats » selon les mots du sénateur des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi. François Fillon a, sans surprise, convaincu les sénateurs LR au premier desquels son coordinateur de campagne, Bruno Retailleau. « C’est le seul qui ait un vrai statut d’homme d’Etat. Entre une Madame Le Pen qui est la reine du y a qu’à faut qu’on qui conduirait la France au chaos (…) et Monsieur Macron, où franchement… On a bien vu que de temps en temps c’était un clin d’œil à droite, un clin d’œil à gauche (…) c’est incroyable, c'est-à-dire, (c’est) un candidat immature (…) très flottant » juge-t-il. Toutefois, les sénateurs LR ont tout de même remarqué une forme de « retrait » de la part de leur candidat. « Au début, il était un peu effacé, il a eu du mal à rentrer dans le débat » note Eric Doligé, sénateur du Loiret. « Le retour sur la scène médiatique, sur un débat de fond…. C’est un peu normal qu’au début il soit dans une posture plus en retrait (…) ensuite, il a repris la main brillamment » complète François-Noël Buffet, sénateur du Rhône.
Selon deux sondages (Elabe et Harris Interactive), c’est Emmanuel Macron qui a été jugé le plus convaincant, hier soir. Pour le sénateur de la Côte d’Or, François Patriat, l’un de ses plus proches fidèles à la Haute-assemblée, le président d’En Marche n’a pas été « le candidat du centre mais le candidat central ». « Certaines invectives, certains sarcasmes se sont dirigés contre lui parce qu’aujourd’hui, il incarne vraiment le renouveau de la politique ». Et quand certains pointent « le flou » autour des propositions d’Emmanuel Macron, François Patriat concède qu’à vouloir « trop démontrer ce qu’il fait », le président d’En Marche « est dans le concept et pas suffisamment dans le concret ». « Etre plus dans le concret, c’est sûr, ça éveille plus l’attention ».
Après avoir réussi son meeting dimanche à Bercy, Benoît Hamon souhaitait transformer l’essai par une prestation remarquée au cours de ce débat. L’ancienne ministre et sénatrice des Français de l’étranger, Hélène Conway-Mouret a trouvé l’ancien ministre de l’Education « solide ». « C’est une personnalité qui n’est peut être pas encore très connue malgré la campagne. Mais qui va s’affirmer, il faut l’espérer, dans les semaines qui viennent ». Le sénateur EELV, Jean Desssard est aussi un peu critique et juge que « Benoît Hamon a eu du mal à trouver son positionnement ». Mais reconnaît néanmoins qu’ « il a eu une posture d’homme d’Etat ». « Il a été bon aussi sur les questions de sécurité et de laïcité » conclut-il. Soutien de Benoît Hamon lors de la primaire, Georges Labazée, sénateur des Pyrénées-Atlantiques a vu un candidat PS « égal à lui-même », « affichant clairement des positions » et « d’une correction exemplaire ».
C’est pourtant son principal concurrent, Jean-Luc Mélenchon qui a marqué les esprits par quelques très d’humour, lors de la soirée. Il est d’ailleurs classé parmi les plus convaincants avec Marine Le Pen, selon les sondages. La présidente du groupe communiste du Sénat, Eliane Assassi, était aux premières loges, placée derrière le candidat durant le débat. « Il a été porteur de propositions et de clarté avec un usage du verbe qu’on lui connaît. Il voulait vraiment porter ses propositions, il n’était pas là pour chercher des polémiques. Lui et Macron ont été les plus offensifs » estime-t-elle. Mais, le candidat de la France insoumise n’est pas sorti du plateau rasséréné pour autant. « Jean-Luc est quelqu’un qui doute, qui se remet en question donc il n’était pas totalement satisfait » rapporte Eliane Assassi.
Enfin, les soutiens de Marine Le Pen ont vu, là encore sans surprise, la candidate frontiste comme victorieuse de la soirée et supérieure à Emmanuel Macron « qui en permanence dit tout et l’inverse » selon Florian Philippot, vice-président du parti. Même argument du côté du député européen, Nicolas Bay pour qui «Emmanuel Macron n’a pas d’opinion tranchée, et est « un mondialiste ultra-libéral».