Hôpital: le « carnet de chèques » ne va pas régler le problème, selon Abad (LR)
Le chef de file des députés LR, Damien Abad, a jugé mercredi que pour les hôpitaux, "ce n'est pas avec le carnet de chèques qu'on...

Hôpital: le « carnet de chèques » ne va pas régler le problème, selon Abad (LR)

Le chef de file des députés LR, Damien Abad, a jugé mercredi que pour les hôpitaux, "ce n'est pas avec le carnet de chèques qu'on...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le chef de file des députés LR, Damien Abad, a jugé mercredi que pour les hôpitaux, "ce n'est pas avec le carnet de chèques qu'on va régler le problème en profondeur".

A la veille d'une manifestation nationale pour un "plan d'urgence pour l'hôpital public", l'élu de l'Ain a dit craindre que le gouvernement n'apporte pas "des réponses à la hauteur de la situation", face à un besoin de "remise à plat du système qui ne fonctionne plus".

"On le vit au quotidien: l'absence de médecins généralistes, l'engorgement des urgences, la crise financière dans les hôpitaux de proximité, le milieu médical en hôpital ou Ephad en souffrance", a souligné le nouveau patron du groupe LR de l'Assemblée, devant l'Association des journalistes parlementaires.

Et de souligner: "la droite doit faire attention quand elle dit qu'il faut réduire le nombre de fonctionnaires: je crois qu'on doit préserver la fonction publique hospitalière".

Peut-il y avoir une coagulation des mouvements, avec la mobilisation le 5 décembre sur les retraites? "Il y a un malaise profond, une cristallisation des tensions. Est-ce qu'il y a une convergence? On verra", répond le député, qui observe dans la société "des fractures et des fragmentations, territoriales, culturelles, politiques, sociales, économiques".

Sur la réforme des retraites, "la droite ne doit pas sortir de son ADN", met en garde M. Abad, qui "voi(t) la volonté du président de la République de toujours nous faire porter nos propres contradictions".

"La droite est du côté de la majorité silencieuse, du côté de ceux qui veulent réformer car il y a trop d'injustices", a-t-il affirmé, demandant la "vérité" au gouvernement, notamment sur la question de l'âge légal de départ en retraite.

"La concertation oui, la pédagogie oui, mais à un moment il faut passer aux actes" sur ce dossier, plaide le président du groupe LR, observant que depuis la crise des "gilets jaunes", "la capacité de réforme est réduite" et "la cristallisation des tensions peut faire qu'il y a un recul permanent".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le