François Fillon, éliminé dès le premier tour de la présidentielle, va devoir faire face à ses déboires judiciaires: rien n'empêche désormais la...
Hors course, François Fillon face à ses déboires judiciaires
François Fillon, éliminé dès le premier tour de la présidentielle, va devoir faire face à ses déboires judiciaires: rien n'empêche désormais la...
Par Sophie DEVILLER
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
François Fillon, éliminé dès le premier tour de la présidentielle, va devoir faire face à ses déboires judiciaires: rien n'empêche désormais la poursuite des investigations le visant dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse.
En perdant toute chance de devenir président, le candidat de la droite a aussi vu disparaître la perspective d'être protégé par l'immunité totale dont bénéficie un chef de l’État en exercice, une immunité qui aurait notamment empêché toute nouvelle convocation par les juges d'instruction pendant la durée de son mandat.
François Fillon: score par département
AFP
"L'enquête a jusqu'ici été menée au pas de charge, il n'y a pas de raison pour que les investigations ne se poursuivent pas à un rythme soutenu à l'encontre de l'ex-Premier ministre", grand favori de la présidentielle avant les premières révélations du Canard enchaîné fin janvier, a relevé lundi une source proche du dossier.
Mis en examen le 14 mars, notamment pour "détournement de fonds publics" et "recel d'abus de biens sociaux", François Fillon, qui a renoncé lundi à mener le "combat" des législatives, devrait être de nouveau convoqué.
Lors de son premier rendez-vous avec les juges, il avait refusé de répondre aux questions et lu une simple déclaration, invoquant le "calendrier" judiciaire, "en plein cœur de la campagne présidentielle". "Une nouvelle audition va permettre de l'interroger sur le fond", a relevé la source proche du dossier, soulignant que Penelope Fillon avait été entendue "pendant plus de douze heures avant sa mise en examen" le 28 mars.
François Fillon
AFP
Au cœur de l'affaire, les contrats - de 1986 à 2013 avec plusieurs interruptions - de la discrète Galloise comme assistante parlementaire de son mari ou du suppléant de ce dernier à l'Assemblée, Marc Joulaud, et pour lesquels elle a perçu au total 680.380 euros nets.
- Rémunérée dès 1982 -
Comme l'a révélé Mediapart, "Penelope Fillon a été rémunérée dès 1982 par son époux pour des missions à l'Assemblée" où il exerçait son premier mandat de député, d'après la source proche du dossier, mais "l'enquête ouverte par le parquet national financier (PNF) ne porte pas à ce stade sur cette période".
Dans sa déclaration aux magistrats, François Fillon a défendu la réalité de l'emploi de son épouse, estimant, au nom de la séparation des pouvoirs, qu'il n'appartient pas à l'autorité judiciaire "de porter un jugement sur le travail d'un parlementaire et la manière dont celui-ci s'organise avec ses collaborateurs".
Les investigations portent aussi sur deux des enfants du couple, Marie et Charles, embauchés comme assistants de leur père de 2005 à 2007 lorsqu'il était sénateur. Et sur de possibles abus de biens sociaux alors que Penelope Fillon a été employée de mai 2012 à décembre 2013 à la Revue des deux mondes, propriété de l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, un proche de l'ancien Premier ministre.
Le PNF a élargi le 16 mars son enquête à des soupçons d'escroquerie aggravée et de trafic d'influence.
Concernant l'escroquerie, les enquêteurs se demandent si le couple n'a pas cherché à minimiser la durée du travail censé être effectué par Penelope Fillon à la Revue des deux mondes alors qu'elle était, de juillet 2012 à novembre 2013, salariée du magazine littéraire et assistante parlementaire de son mari, deux emplois rémunérés à temps plein.
Les soupçons de trafic d'influence portent sur les costumes offerts au candidat Fillon par l'un de ses amis, l'avocat Robert Bourgi, figure de la "Françafrique".
A ce jour, hormis le couple Fillon, seul Marc Joulaud a été mis en examen.
Marc Ladreit de Lacharrière, Robert Bourgi, Charles et Marie Fillon et plusieurs anciens collaborateurs de l'ex-candidat à l'Assemblée pourraient être convoqués par les magistrats.
Marie Fillon n'a pas reçu de convocation à ce stade, selon son avocat Me Kiril Bourgatchev, contacté par l'AFP. Les avocats du couple Fillon n'ont pas souhaité s'exprimer.
L’armée israélienne a annoncé, vendredi matin, qu’elle allait mener de nouvelles frappes contre le Hezbollah sur la banlieue sud de Beyrouth. L’escalade militaire entre Israël et l’Iran s’étend désormais pleinement au Liban. Tatiana Krotoff, journaliste au service international du quotidien francophone libanais, l’Orient du Jour, fait état du choc de la population après l’ordre d’évacuation de la banlieue sud de Beyrouth par l’armée israélienne.
Invité de la matinale de Public Sénat, le candidat socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a réagi aux tensions entre les partis de gauche à l’approche des municipales. Donné en tête des intentions de vote au premier tour par un sondage Ipsos-BVA, il affirme vouloir aborder le scrutin avec une alliance déjà constituée, tout en excluant toute entente avec La France insoumise pour le second tour dans la capitale.
Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.
Alors que le président des LR, Bruno Retailleau, dénonce « les accords de la honte » entre le PS et LFI dans « 62 » communes, il accuse les responsables de gauche d’être « une bande de tartuffes ». En réponse, Pierre Jouvet, numéro 2 du PS, prépare aussi sa carte des accords entre droite et extrême droite et pointe « les listes communes entre LR et RN ». « Bruno Retailleau sert la soupe au RN », ajoute Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.