Huile de palme: Hulot devrait démissionner, selon Dupont-Aignan
Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a estimé lundi que le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot...

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Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a estimé lundi que le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot devrait démissionner au vu "des boas" qu'il avale, dont l'autorisation donnée à Total d'importer de l'huile de palme.

Les agriculteurs protestent lundi devant 13 raffineries et dépôts de carburant contre les "incohérences du gouvernement" et les importations de produits agricoles qui ne respectent pas les critères français et européens, dont l'huile de palme utilisée dans les biocarburants.

"On importe de l'huile de palme, qui est en train de détruire la forêt des pays qui la produisent, alors même qu'on a une filière et qu'on a incité les agriculteurs (français, NDLR) à cultiver du colza pour nourrir les usines qui permettent de créer de l'agrocarburant", a dénoncé M. Dupont-Aignan sur LCP.

En important cette huile qui va alimenter pour partie la bioraffinerie de La Mède, près de Marseille, "le gouvernement a cédé à Total", a estimé M. Dupont-Aignan.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a indiqué lundi sur RTL que le gouvernement "ne reviendra pas" sur l'autorisation donnée au groupe d'importer de l'huile de palme. La veille, le porte-parole de LREM Gabriel Attal avait souligné que l'Etat ne pouvait pas se dédire de l'accord signé sous le précédent gouvernement et scellant ces importations, mais qu'il était "vigilant".

Dans ce contexte, "que fait M. Hulot encore dans ce gouvernement ? Il devient lâche, pas seulement complice, il devient lâche, et je lui dis: si vous avez un peu de courage, vous devriez démissionner", a lancé M. Dupont-Aignan, jugeant que le ministre "avale ses chapeaux, des couleuvres, des boas".

"Quant à M. Travert, il laisse crever les agriculteurs" et "le gouvernement mène une politique scandaleuse" à leur encontre, a estimé le président de Debout la France, évoquant des prix des céréales qui n'ont "jamais été aussi bas", la baisse des prix du lait, mais aussi le traité du Ceta et les négociations avec le Mercosur.

"Le projet de loi agriculture ne change rien, c'est de l'enfumage", a-t-il ajouté, plaidant pour "des prix garantis" et un contingentement des importations. "Il faut taper du poing sur la table, mais il n'y a pas de gouvernement", a-t-il conclu.

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