Huit blessés dans une fusillade dans un lycée de Grasse, un élève interpellé avec plusieurs armes

Huit blessés dans une fusillade dans un lycée de Grasse, un élève interpellé avec plusieurs armes

Une fusillade dans un lycée de Grasse (Alpes-Maritimes) a fait huit blessés légers dont trois touchés par des plombs, jeudi à la mi-journée, selon le ministère de l’Intérieur, et un élève du lycée, âgé de 17 ans, a été interpellé avec plusieurs armes. Le suspect interpellé est un lycéen de cet établissement scolaire, qui a […]
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Par AFP

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Une fusillade dans un lycée de Grasse (Alpes-Maritimes) a fait huit blessés légers dont trois touchés par des plombs, jeudi à la mi-journée, selon le ministère de l'Intérieur, et un élève du lycée, âgé de 17 ans, a été interpellé avec plusieurs armes.

Le suspect interpellé est un lycéen de cet établissement scolaire, qui a été retrouvé en possession de plusieurs armes, a-t-on appris jeudi de source policière. il est "a priori inconnu des services de police", a-t-on précisé de même source.

Le suspect paraît avoir agi seul, selon cette source, alors que les enquêteurs avaient initialement émis l'hypothèse d'une seconde personne en fuite. Il était armé d'un fusil, de deux armes de poing et de deux grenades.

Le président LR de la région Paca Christian Estrosi, qui s'est rendu sur place, a ajouté sur France Info que l'un des blessés était le proviseur de l'établissement: "Il ne s'agit pas d'une blessure qui d'après les premières informations dont je dispose puisse avoir des conséquences vitales", a-t-il poursuivi.

La municipalité de Grasse avait évoqué auprès de l'AFP le fait que "deux élèves" avaient tiré, et laissé entendre que l'un d'eux était toujours en fuite. "Certains élèves sont partis et ont essayé de se réfugier au magasin Leclerc voisin ce qui a créé un mouvement de panique et une rumeur d'attentat", avait aussi déclaré la mairie.

"Il a été demandé aux autres élèves de rester dans le lycée et de ne pas céder à la panique", a précisé la même source. La mairie n'avait pas de détails immédiats sur le nombre précis de blessés ni leur gravité.

La fusillade a entraîné le déclenchement de l'alerte attentat de l'application pour smartphones SAIP par les autorités: la mention "Alerte attentat" au "Lycée Alexis de Tocqueville" apparaît sur les écrans des téléphones mobiles équipés. "Intervention en cours des forces de l'ordre et de secours", "Abritez-vous", "Ne vous exposez pas", enjoint-elle.

"On demande aux gens de rester chez eux, quelque chose d'important vient de se dérouler dont on ne connaît pas encore tous les détails", a-t-on par ailleurs indiqué à la préfecture des Alpes-Maritimes.

Dans la foulée, le recteur de l'académie de Nice a également annoncé sur Twitter le confinement de tous les établissements de Grasse. Dans un autre tweet, le recteur demande "aux parents de ne pas s'y rendre", assurant que "les élèves (sont) en sécurité". Une cellule de crise a été installée et les plans particuliers de mise en sécurité (PPMS) ont été déclenchés, selon lui.

Le lycée Tocqueville, qui offre surtout des filières scientifiques, est considéré localement comme un lycée de bon niveau.

A la suite à cette fusillade, ainsi qu'après l'explosion d'un colis piégé au siège du FMI à Paris, qualifiée d'attentat par François Hollande, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a écourté une visite dans la Somme et pris l'hélicoptère en urgence depuis Rue, dernière étape de son déplacement. La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem a annoncé son départ pour Grasse.

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